- Confort immédiat : la mousse Fresh Foam redessinée offre un amorti efficace dès la première sortie, sans période d’adaptation.
- Tige repensée : l’empeigne modernisée apporte une ventilation optimale et un maintien précis sans créer de points de pression.
- Légèreté surprenante : 237 grammes en pointure 40 pour une chaussure d’amorti généreux, c’est un vrai plus sur les sorties répétées.
- Polyvalence quotidienne : elle fonctionne parfaitement pour le running régulier, la marche active et les entraînements croisés légers.
- Traction améliorée : la semelle extérieure revisitée accroche mieux sur sol mouillé, corrigeant une faiblesse de la v8.
- Limite d’usage : à éviter pour les allures soutenues, les préparations marathoniques ou si vous pesez plus de 75 kg régulièrement.
La gamme 680 de New Balance n’est pas née d’hier. Depuis plusieurs générations, elle occupe une place solide dans le cœur des coureuses qui veulent chausser une paire fiable, confortable et sans prise de tête. La New Balance 680 v9 arrive avec des promesses concrètes : mousse redessinée, tige entièrement repensée, semelle extérieure améliorée. Pas un simple ravalement de façade, donc. On a chaussé cette v9 sur plusieurs semaines pour voir si ces promesses tiennent la route – au sens littéral.
Cette chaussure se positionne clairement comme une running neutre orientée confort quotidien, destinée en priorité aux coureuses débutantes ou à celles qui s’entraînent régulièrement sans objectif de performance particulier. Drop de 8 mm, mousse Fresh Foam, tige respirante : sur le papier, le cahier des charges est bien rempli. Dans cet article, on passe tout en revue – les technologies, le ressenti sur le terrain, le taillage, les comparaisons avec la concurrence, et on vous dit franchement à qui cette chaussure s’adresse vraiment.

Les technologies embarquées dans la 680 v9
Fresh Foam et semelle extérieure
Le cœur de la New Balance 680 v9 repose sur la technologie Fresh Foam, la mousse signature de New Balance qui équipe une grande partie de leur gamme running. Sa construction alvéolaire unique alterne des zones concaves – pour un confort moelleux et une absorption des chocs efficace – et des zones convexes qui favorisent la stabilité latérale sans durcir l’ensemble. Ce qui change par rapport à la v8, c’est que la mousse a été redessinée pour gagner en réactivité tout en conservant ce confort plat que les fidèles de la gamme apprécient. Le résultat annoncé : un amorti encore plus généreux et un retour d’énergie légèrement amélioré. En dessous, la semelle extérieure en caoutchouc durable a également été revisitée. Les rainures de flexibilité assurent un déroulé naturel du pied et fluidifient les transitions, tandis que la traction sur route sèche comme mouillée est au rendez-vous. C’était un point faible pointé sur les générations précédentes, et New Balance a manifestement travaillé le sujet.
Tige et détails de construction
L’empeigne de la v9 a été entièrement repensée, et ce n’est pas un détail cosmétique. La maille technique respirante ciblée assure une ventilation efficace pendant l’effort sans sacrifier le maintien. La coque talonnière structurée retient bien le talon sans créer de frottements désagréables, et la languette rembourrée en maille aérée complète l’ensemble pour un confort immédiat dès l’enfilage. On note aussi la présence d’une semelle intérieure amovible, pratique pour les coureuses qui utilisent des orthèses personnalisées ou qui veulent simplement ajuster le confort en fonction de leurs besoins. Cette configuration neutre ne corrige pas la foulée – elle la soutient simplement, sans forcer quoi que ce soit.

Premières impressions : le déballage et l’enfilage
La première sensation en sortant la 680 v9 de sa boîte, c’est la légèreté. 237 grammes en pointure 40, pour une chaussure qui promet un amorti généreux, c’est une vraie surprise agréable. La tige a un toucher souple et aéré, le design a clairement été modernisé par rapport aux versions précédentes, et les matériaux dégagent une qualité perçue cohérente avec le positionnement de la chaussure. Pas de rigidité artificielle, pas de zones cartonnées : tout semble pensé pour accueillir le pied en douceur.
À l’enfilage, le ressenti confirme les promesses. Le col bien structuré enveloppe la cheville sans serrer, la languette rembourrée se positionne naturellement sans créer de point de pression, et la mousse Fresh Foam se fait sentir immédiatement sous la voûte plantaire. Le talon s’installe bien dans la coque sans sensation d’enfermement. Premier constat : aucun temps d’adaptation nécessaire, la chaussure est opérationnelle dès le premier pas.
New Balance 680 v9 : le test sur le terrain
Le test s’est étalé sur six semaines, avec un total d’environ 180 km accumulés sur différentes surfaces et conditions. Profil de la testeuse : 62 kg, foulée naturelle légèrement talon, niveau intermédiaire avec trois à quatre sorties par semaine entre 6 et 14 km. L’objectif était d’évaluer la chaussure dans ses conditions d’utilisation réelles, pas dans des conditions idéales fabriquées pour lui faire dire ce qu’on veut.
Maintien, adhérence et amorti
Le maintien du pied dans la chaussure est convaincant. La coque talonnière retient bien le talon lors des changements de direction et sur les légères courbes de route – pas de décrochage, pas de frottement. Le pied reste centré dans la chaussure même sur les appuis latéraux. Le laçage est fluide, les lacets restent en place sans se desserrer en cours de sortie, et la languette ne migre pas sur le côté – ce qui est parfois un problème sur d’autres modèles d’entrée de gamme. Sur route sèche, l’adhérence est solide : les rainures de flexibilité font leur travail et le caoutchouc de semelle extérieure accroche bien. Sur route mouillée, la traction reste honorable, avec une bonne confiance dans les virages et sur les passages légèrement glissants. C’est un point sur lequel la v9 améliore réellement la v8.

L’amorti Fresh Foam est le vrai point fort de cette chaussure. Dès les premiers mètres, la mousse absorbe efficacement les chocs sans donner cette sensation de « marcher sur des nuages instables » qu’on peut ressentir sur certaines chaussures très amorties. Le drop de 8 mm contribue à un déroulé naturel et fluide, ni trop minimaliste ni trop classique. La mousse reste cohérente sur toute la durée de la sortie : pas d’affaissement notable après 10 km, pas de raidissement non plus. La réactivité annoncée de la version redessinée se ressent subtilement – on ne parle pas d’un vrai rebond comme sur une mousse PEBA, mais d’une légère amélioration du retour d’énergie par rapport à la v8, perceptible sur les allures un peu soutenues.
Performance en course et comportement en dénivelé
Sur les sorties faciles et régénératives, la 680 v9 est dans son élément. Entre 6 min/km et 6 min 30 sec/km, elle est simplement parfaite : confortable, légère, naturelle. Sur les allures tempo – autour de 5 min 15 sec / 5 min 30 sec/km – elle suit correctement sans se plaindre, mais on commence à sentir les limites de la mousse en termes de réactivité. Elle manque de punch pour vraiment propulser, ce qui est cohérent avec son positionnement. Sur les répétitions courtes, elle est clairement en dehors de sa zone de confort : la mousse absorbe trop pour restituer efficacement à haute intensité. Ce n’est pas une critique – c’est simplement une honnêteté sur ce que cette chaussure n’est pas faite pour faire.
En montée, la rigidité de semelle est suffisante pour transmettre la puissance sans trop se déformer, et la tige tient bien sous les sollicitations accrues sur l’avant-pied. En descente, l’amorti généreux protège bien les articulations sans créer d’instabilité – le talon est tenu, la chaussure ne part pas dans tous les sens. C’est un bon point pour les coureuses qui enchaînent des sorties avec un peu de relief urbain ou péri-urbain.

Pour quel type de coureuse est faite la New Balance 680 v9 ?
La 680 v9 est taillée pour la coureuse qui veut chausser et partir sans se poser de questions. La débutante qui reprend le running après une pause, la coureuse régulière qui s’entraîne trois fois par semaine sans chercher à battre un record, celle qui alterne running et marche active, et particulièrement celle qui a des genoux ou des chevilles sensibles et recherche un amorti protecteur : tous ces profils trouveront leur bonheur dans cette chaussure. Sa polyvalence lui permet d’aller au-delà du running pur – elle fonctionne très bien pour les entraînements croisés légers ou les longues marches actives en ville.
New Balance recommande cette chaussure pour les coureuses de moins de 75 kg. Cette limite n’est pas anodine : au-delà, la mousse Fresh Foam de cette gamme peut s’avérer insuffisante en termes d’amorti et de durabilité à long terme, notamment sur la semelle extérieure. Ce n’est pas une règle absolue, mais c’est un signal à prendre en compte. Pour les coureuses qui préparent un marathon, qui cherchent une chaussure de travail en vitesse ou qui ont besoin d’un contrôle de pronation prononcé, cette chaussure n’est pas le bon outil. New Balance orienterait ces profils vers la 1080 v15 sur la partie premium, ou vers des modèles dédiés à la stabilité. Si vous avez envie d’explorer d’autres options polyvalentes dans ce segment, notre test et avis de la New Balance Fresh Foam X Evoz v4 peut vous donner des pistes complémentaires.
Comment taille la New Balance 680 v9 ?
Le taillage de la 680 v9 est fidèle aux standards habituels de New Balance. Aucune tendance massive à chausser grand ou petit n’a été remontée par les utilisatrices – vous pouvez prendre votre pointure habituelle en toute confiance. Pour vérifier chez vous avant d’acheter, posez votre pied nu sur une feuille et mesurez la distance talon-orteil le plus long : comparez avec le tableau de correspondance New Balance en laissant 1 cm de marge.
La largeur standard B convient à la majorité des pieds féminins européens. Mais si vous avez un avant-pied prononcé ou des pieds naturellement larges, l’espace peut se révéler légèrement limite sur les longues sorties. New Balance ne propose pas de largeur supplémentaire sur ce modèle, ce qui est une information importante pour les pieds larges. Conseil pratique : essayez toujours avec vos chaussettes de running habituelles, en fin de journée quand le pied est légèrement gonflé, et vérifiez qu’il reste au minimum un demi-centimètre entre votre gros orteil et le bout de la chaussure. C’est la règle d’or pour éviter les ongles noirs après 10 km.

Les points forts de la 680 v9
Ce qu’on a adoré
Le confort immédiat de la mousse Fresh Foam redessinée est le point fort numéro un. Pas de période de rodage, pas de douleur d’adaptation : la chaussure est prête à l’emploi dès la première sortie. Pour une débutante ou une coureuse qui revient après une pause, c’est un avantage énorme – pas besoin de souffrir pour apprivoiser sa chaussure. L’amorti constant sur la durée de la sortie renforce cette qualité, notamment pour les coureuses aux articulations sensibles qui ont besoin d’une protection fiable sur la durée. La légèreté de 237 grammes en pointure 40 est une vraie réussite pour une chaussure de cette catégorie : on ne la sent pas sur le pied, ce qui préserve l’énergie sur les sessions répétées.
La tige entièrement repensée de la v9 fait la différence par rapport à la version précédente. Ventilation efficace sans courants d’air inconfortables, maintien sans contrainte, absence de points de pression sur les sorties longues : c’est une amélioration concrète et perceptible. La polyvalence d’usage complète ce tableau positif – running, marche active, entraînements croisés légers : la 680 v9 s’adapte à un quotidien sportif varié sans se plaindre.
Ce qu’on aurait voulu voir mieux
La durabilité de la semelle extérieure reste un point de vigilance. Si la v9 améliore la situation par rapport à la v8, les coureuses qui avalent beaucoup de bitume abrasif ou qui courent sur des surfaces très minérales verront leur semelle s’user plus vite qu’on ne le voudrait. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ça mérite d’être dit honnêtement. Sur les allures soutenues, la mousse montre ses limites en termes de réactivité – ce n’est pas sa vocation, mais les coureuses qui progressent rapidement pourraient se retrouver à l’étroit avant d’avoir épuisé leur paire. Enfin, le design reste dans la sobriété : la v9 a modernisé son esthétique, mais certaines coureuses attendent encore plus d’audace visuelle d’une nouvelle version. C’est subjectif, mais le retour est récurrent.

New Balance 680 v9 vs 680 v8 : l’évolution mérite-t-elle le changement ?
Les trois axes d’amélioration annoncés – mousse, tige, semelle extérieure – sont tous perceptibles sur le terrain. La mousse redessinée apporte un gain réel en réactivité, subtil mais présent. La tige totalement repensée est la meilleure amélioration de cette version : le maintien est plus précis, la ventilation plus efficace, et le confort au col est nettement supérieur. La semelle extérieure revisitée améliore la durabilité et la traction sur sol mouillé, deux points qui étaient clairement perfectibles sur la v8. Notre test complet de la New Balance Fresh Foam 680 v8 détaille ces points de comparaison si vous voulez creuser les différences génération par génération.
La philosophie reste identique : drop à 8 mm, positionnement neutre, vocation quotidienne et accessible. Si vous possédez une v8 encore en bon état avec moins de 400 km, il n’y a pas d’urgence à switcher. En revanche, si votre v8 montre des signes d’usure ou si vous cherchez à renouveler votre paire principale, la v9 justifie pleinement le changement avec des améliorations concrètes sur tous les points critiques.
La 680 v9 face à ses concurrentes
New Balance 680 v9 vs ASICS Gel-Contend 8
La Gel-Contend 8 cible le même marché de coureuses débutantes avec un amorti généreux et un poids comparable, mais elle apporte une touche de stabilité plus prononcée et un feeling plus « traditionnel » dans son comportement. Si vous avez besoin d’un léger soutien supplémentaire ou si vous préférez la sensation ferme caractéristique d’ASICS, la Gel-Contend 8 est une alternative sérieuse – notre test et avis de l’ASICS Gel-Excite 11 vous donnera un aperçu de l’approche ASICS sur ce segment accessible. La 680 v9 prend l’avantage sur la légèreté et la modernité de la mousse Fresh Foam pour les coureuses qui privilégient la douceur et le naturel.
New Balance 680 v9 vs Saucony Ride 17
La Ride 17 joue dans une catégorie légèrement supérieure en termes de dynamisme et de réactivité – elle convient mieux aux coureuses qui veulent progresser et augmenter régulièrement leurs allures d’entraînement. Son amorti est excellent mais nettement plus rebondissant, ce qui en fait un meilleur choix pour les sorties à allure variée. La 680 v9 reste devant sur le pur confort moelleux et sur l’accessibilité du profil visé : si votre objectif est le bien-être à allure tranquille plutôt que la progression chronométrique, la New Balance s’impose naturellement.
New Balance 680 v9 vs Mizuno Wave Rider 28
La Wave Rider 28 propose une stabilité latérale très marquée grâce à sa technologie Wave plate, ce qui en fait un choix ciblé pour les coureuses qui cherchent un appui ferme et un pied très maintenu. C’est une excellente chaussure, mais elle s’adresse à un profil plus spécifique. La 680 v9 est plus souple, plus universelle et plus immédiatement accessible dans son comportement. Recommandation : si vous avez besoin d’un maintien ferme et d’une stabilité accentuée, regardez du côté de la Mizuno – notre test et avis Mizuno Wave Ultima 16 vous donnera un point de comparaison utile sur l’approche Mizuno. Si vous voulez liberté, douceur et polyvalence quotidienne, la New Balance est le bon choix.
L’avis de la rédac Run Evasion
La New Balance 680 v9 fait exactement ce qu’elle promet : offrir un confort immédiat, une légèreté surprenante et une polyvalence quotidienne pour les coureuses qui veulent chausser et partir sans se compliquer la vie. Les améliorations de cette v9 ne sont pas du marketing – elles se ressentent vraiment sur le terrain, particulièrement sur la tige et la traction en conditions mouillées. Pour des sessions entre 5 et 12 km à allure tranquille, c’est une des meilleures options du segment.
On la conseille sans hésiter aux coureuses débutantes, aux femmes qui reviennent au running après une pause, et à celles qui ont des articulations sensibles et cherchent une protection fiable au quotidien. On la déconseille clairement aux coureuses qui préparent un marathon, qui travaillent en vitesse ou qui ont besoin d’une correction de foulée prononcée – il existe des outils bien plus adaptés à ces objectifs, et si vous cherchez une référence plus dynamique dans un segment accessible, notre test de l’ASICS Gel-Pulse 17 ou notre test de la Saucony Kinvara 16 pourraient vous orienter vers quelque chose de plus réactif. Mais pour ce qu’elle est et ce qu’elle prétend être, la 680 v9 mérite largement sa place dans l’entrée de gamme New Balance. Une valeur sûre qui s’est renouvelée intelligemment.




