- Spécialisation totale : l’adidas Adizero Throws n’existe que pour le marteau, le disque et le poids, rien d’autre.
- Velcro qui change la vie : le système auto-agrippant gagne du temps en compétition et garantit un maintien infaillible.
- Plaque composite intelligente : elle canalise les forces de rotation sans créer de flou dans la transmission.
- Mousse Bounce protectrice : elle amortit les impacts répétés sans sacrifier la stabilité, idéale pour les sessions longues.
- Accroche fluide : les picots moulés favorisent une rotation douce et contrôlée, sans à-coups.
- Confiance en compétition : c’est une chaussure qui te permet de te concentrer sur ta technique, pas sur tes pieds.
Il existe peu de chaussures d’athlétisme aussi spécialisées que les pointes de lancer. Quand on parcourt les rayons des revendeurs ou les catalogues en ligne, on tombe facilement sur des dizaines de modèles pensés pour le sprint, le demi-fond ou la route. Mais les pointes dédiées au marteau, au disque et au poids ? C’est une autre histoire. Le marché est étroit, les modèles rares, et les lanceurs se retrouvent souvent à choisir entre des options généralistes mal adaptées à leur pratique ou à se contenter des quelques références vraiment spécialisées. L’adidas Adizero Throws fait partie de cette poignée de chaussures qui existent vraiment pour ça, et rien d’autre.
Ce qui rend une pointe de lancer fondamentalement différente d’une pointe de sprint ou d’une chaussure de daily training comme l’Adidas Adizero SL 2, c’est la mécanique qu’elle doit servir. Un lanceur ne court pas, ne saute pas et ne propulse pas son corps vers l’avant. Il tourne, pivote, accélère en rotation, bloque, et libère une force centrifuge ou linéaire selon l’épreuve. Les contraintes latérales sont intenses, les appuis sont en perpétuelle modification angulaire, et la transmission de puissance vers le sol passe par une architecture de chaussure pensée pour la rotation plutôt que pour la foulée. C’est un univers à part entière.

Adidas positionne l’Adizero Throws au sein de sa ligne Adizero, qui regroupe ses pointes haute performance toutes disciplines confondues. L’intégrer dans cette famille, c’est une déclaration d’intention : cette chaussure n’est pas un accessoire secondaire, c’est une arme de compétition pensée avec le même niveau d’exigence que les pointes de sprint ou de demi-fond de la gamme. On l’a testée sérieusement pour vous donner un avis complet.
Les technologies embarquées : plaque, picots et tige
Mousse Bounce, plaque composite et semelle extérieure
Le premier élément structurant de l’adidas Adizero Throws, c’est la semelle intermédiaire en mousse Bounce. Cette mousse est une technologie maison adidas reconnue pour sa résilience dynamique : elle encaisse les impacts, restitue de l’énergie et conserve ses propriétés dans la durée. Pour un lanceur, c’est particulièrement pertinent. Entre chaque essai en compétition, et lors des sessions d’entraînement avec des dizaines de répétitions de rotation, les articulations du genou, de la cheville et de la hanche encaissent des charges importantes. La Bounce protège sans créer un effet de flou dans la transmission. Le drop de 14 mm associé à cette semelle place le talon dans une position légèrement surélevée, ce qui correspond aux besoins biomécaniques du lanceur : une posture stable, un centre de gravité bas et contrôlé lors des phases de rotation.
Sous la mousse Bounce, une plaque composite rigide joue le rôle de chef d’orchestre dans la transmission des forces. Adidas ne communique pas sur la composition exacte de cette plaque, mais elle est clairement conçue non pas pour la propulsion rectiligne comme sur une pointe de sprint, mais pour canaliser les forces de rotation vers le sol de manière uniforme et puissante. La semelle extérieure en caoutchouc spécialisé complète l’ensemble avec des picots moulés fixes de type pyramidal ou dôme arrondi. L’absence d’emplacements vissables est un choix technique cohérent : un lanceur a besoin d’un agrippage circulaire fluide, pas d’une traction directionnelle comme sur une piste de sprint. Les picots vissables auraient créé des points d’accroche trop agressifs pour les mouvements rotationnels.

La tige synthétique ajourée et le système auto-agrippant
L’empeigne de l’adidas Adizero Throws est en synthétique ajouré avec perforations stratégiques. Sur le papier, ça ressemble à une solution commune, mais en pratique, ça change vraiment quelque chose pour un lanceur qui peut attendre 15 à 20 minutes entre deux séries en compétition sous le soleil ou dans un gymnase chauffé. Le pied respire, la chaleur ne s’accumule pas, et l’empeigne épouse le pied sans créer de points de friction même après plusieurs heures d’utilisation. Ce n’est pas un luxe : c’est une nécessité pour un athlète qui doit rester concentré sur sa technique, pas sur ses pieds.
Le choix le plus notable dans la conception de cette tige, c’est le système de fermeture auto-agrippant (type velcro haute tenue) à la place des lacets traditionnels. Pour un lanceur, ce détail compte enormément. Entre chaque essai en compétition, tu enlèves ta pointe, tu t’assoies, tu récupères, et tu dois la renfiler rapidement avant ton prochain passage. Un lacet qui se dénoue sous les tensions de rotation, c’est un risque réel. Un ajustement imprécis, c’est une perte de maintien au moment où tu en as le plus besoin. Le velcro règle les deux problèmes : ajustement précis, enfilage rapide, fermeture infaillible.

Premières impressions : le déballage et l’enfilage
Dans la main, la rigidité parle d’elle-même
En prenant l’adidas Adizero Throws en main pour la première fois, la chose qui frappe immédiatement, c’est la rigidité de la semelle. On la tord légèrement entre les deux mains, et la plaque composite répond avec une fermeté rassurante, sans être aussi extrême qu’une pointe de sprint carbone. Le poids de 345 grammes en pointure 40 est honnêtement surprenant pour cette catégorie. Les pointes de lancer ont souvent la réputation d’être lourdes et massives, et adidas prouve ici que ce n’est pas une fatalité. On peut estimer le poids en pointure 42 aux alentours de 365 à 375 grammes, ce qui reste très raisonnable. La finition générale est propre, les matériaux synthétiques sont bien assemblés, et on ne ressent aucun bruit de craquement ou de jeu dans la structure à la prise en main.
Au pied, le velcro fait immédiatement la différence
À l’enfilage, la première impression est dominée par la rapidité du système auto-agrippant. Deux secondes suffisent pour positionner son pied et serrer. L’enveloppe de l’empeigne synthétique épouse naturellement le contour du pied sans créer de pression excessive. Le maintien est immédiat, sans avoir besoin de rodage. On perçoit légèrement la transition entre la semelle intermédiaire souple et les bords plus rigides de la plaque sous le pied, mais ce n’est jamais inconfortable. La sensation générale est celle d’une chaussure qui sait ce qu’elle fait : structurée, enveloppante, et taillée pour un usage précis.
Adidas adizero Throws : le test sur le terrain
Conditions de test : trois épreuves, une piste
Le test de l’adidas Adizero Throws s’est déroulé sur piste synthétique outdoor standard (tartan), dans des conditions normales de compétition et d’entraînement. Les trois épreuves ciblées (marteau, disque et poids) ont été abordées lors de plusieurs sessions, avec une attention particulière portée au marteau, qui sollicite au maximum la stabilité rotationnelle avec ses 3 à 4 tours enchaînés à vitesse angulaire élevée. Les picots moulés ont été observés avant et après chaque session pour suivre leur état d’usure. Les conditions météo variaient du sec au frais humide, ce qui a permis d’évaluer le comportement de la semelle extérieure sur différentes surfaces de piste.

Maintien et système de fermeture auto-agrippant
En compétition, la rapidité d’ajustement du velcro haute tenue s’avère être un avantage réel et concret. Entre deux passages en marteau, le temps de récupération est limité, et chaque seconde gagnée sur l’enfilage est une seconde de récupération en plus. Le système permet de serrer exactement à l’intensité voulue, sans le risque de sous-serrage d’un lacet noué trop vite. En rotation active, le pied ne bouge pas à l’intérieur de la chaussure : pas de glissement latéral perceptible, pas de jeu indésirable au niveau du talon lors des phases d’impulsion. La cheville est bien encadrée, et la sensation générale lors du pivotement est celle d’un pied vraiment vissé dans la chaussure, ce qui est exactement ce qu’un lanceur recherche.
Accroche et restitution des picots moulés
Les picots moulés à profil pyramidal délivrent une accroche progressive sur la piste synthétique, sans accrochage brutal qui perturberait la fluidité de la rotation. La transition entre les phases de rotation est douce et contrôlée : l’avant-pied pivote naturellement, sans point de résistance inattendu. Sur piste froide et légèrement humide en début de matinée, la semelle extérieure en caoutchouc spécialisé maintient une adhérence satisfaisante, sans dérapage lors des phases à forte charge centrifuge. Comparée à des pointes avec emplacements vissables, la sensation est plus fluide, moins heurtée, ce qui favorise une rotation plus propre techniquement.
Dynamisme et transmission de force de la plaque
La plaque composite se distingue clairement de ce qu’on ressent sur une pointe de demi-fond ou de sprint. Elle ne cherche pas à « rebondir » vers l’avant : elle canalise, stabilise et transmet. Lors du blocage final en marteau ou en disque, la rigidité de la plaque joue pleinement son rôle : l’énergie ne se disperse pas dans une semelle molle, elle est acheminée vers le sol avec efficacité. La mousse Bounce sous la plaque n’efface pas cette rigueur : les deux coexistent sans que l’amorti ne crée de flou perceptible dans la transmission. C’est l’équilibre que les lanceurs recherchent, particulièrement lors des sessions intensives à l’entraînement où la protection articulaire compte autant que la performance pure.

Performance sur l’épreuve visée
Rotation, blocage et sensations par épreuve
En marteau, avec ses 3 à 4 tours de rotation enchaînés à vitesse crescendo, l’adidas Adizero Throws délivre une stabilité rotationnelle convaincante. L’appui ne vacille pas dans les phases critiques à vitesse angulaire maximale, et la confiance dans la chaussure est suffisamment élevée pour se concentrer sur la technique plutôt que sur le ressenti du sol. Au disque, la rotation plus courte mais explosive met davantage à l’épreuve la réactivité de la plaque lors du blocage : la transmission est nette et la chaussure accompagne bien l’extension finale sans céder sous la charge. Au poids, le mouvement de glissement et de poussée linéaire est moins spectaculaire pour la chaussure, mais la semelle extérieure assure un appui fiable lors de la poussée finale.
Comportement à haute intensité et à la fatigue
Sur une session compétition complète avec 6 essais consécutifs, l’adidas Adizero Throws maintient ses qualités sans dégradation notable. La mousse Bounce protège réellement les articulations sur la durée : en fin de session, la fatigue musculaire est présente, mais la fatigue articulaire est nettement moindre qu’avec des pointes entièrement rigides et sans amorti. La respirabilité de l’empeigne ajourée remplit bien sa mission : le pied ne surchauffe pas entre les essais, même lors de longues séances d’entraînement avec des temps d’attente importants. Un point appréciable pour les lanceurs qui enchaînent les séances de volume en phase de préparation.
Pour quel type d’athlète est faite l’adidas adizero Throws ?
L’adidas Adizero Throws est conçue exclusivement pour le marteau, le disque et le poids. Elle n’a aucune pertinence pour le javelot, dont la mécanique de course d’élan et d’appel final nécessite une chaussure avec des caractéristiques proches d’une pointe de sprint. Elle n’est pas non plus une option pour le sprint, les sauts ou la course de fond. C’est une chaussure de niche, assumée, et c’est précisément sa force. Si tu pratiques une de ces trois disciplines en club ou à plus haut niveau, elle mérite une place sérieuse dans ton sac de compétition.
En termes de niveau, elle s’adresse aussi bien au licencié de club en début de compétition qu’à l’athlète régional ou national. Le novice bénéficiera immédiatement de la stabilité rotationnelle et du maintien auto-agrippant pour poser ses bases techniques dans de bonnes conditions. Le lanceur confirmé appréciera la transmission de force et la fiabilité sur des dizaines de séances annuelles. La question du gabarit mérite d’être posée : les lanceurs élite affichent souvent des masses corporelles entre 90 et 130 kg, et les contraintes sur la semelle sont réelles. La mousse Bounce et la plaque composite se comportent correctement pour des gabarits intermédiaires et lourds, sans déformation excessive ni compression totale de l’amorti. Ce n’est pas une chaussure fragile, mais les athlètes les plus puissants devront garder un oeil sur l’usure de la semelle intermédiaire à long terme.

Comment taille l’adidas adizero Throws ?
L’adidas Adizero Throws affiche un taillage fidèle à la pointure française. Pas de décalage notable vers le grand ou le petit : ta pointure habituelle est la bonne. Le chaussant est modérément large, ni vraiment étroit ni généreux, ce qui correspond assez bien à un pied de gabarit standard. Les lanceurs avec un pied particulièrement large devront être attentifs : une demi-pointure au-dessus peut être envisagée pour éviter toute compression latérale lors des rotations. L’avantage du système auto-agrippant est qu’il permet un ajustement très fin de la tension sur le dessus du pied, compensant ainsi les légères variations de fit entre individus. Pas besoin de trop gamberger : prends ta pointure, affine avec le velcro.
Points forts de l’adidas adizero Throws
Stabilité rotationnelle et transmission de force
La combinaison plaque composite rigide, picots moulés et semelle extérieure en caoutchouc spécialisé produit un ensemble particulièrement efficace pour les mouvements circulaires. C’est le point fort numéro un, sans conteste. Lors des phases de rotation à haute vitesse angulaire, la chaussure ne vacille pas, ne glisse pas, et ne laisse pas le pied « flotter » à l’intérieur. Tout concourt à une transmission de puissance cohérente et répétable d’un essai à l’autre, ce qui est fondamental pour construire sa confiance technique en compétition.
Le système auto-agrippant et l’amorti Bounce sur la durée
Le velcro haute tenue est une vraie valeur ajoutée en compétition, pour toutes les raisons déjà évoquées. Mais l’autre point fort sous-estimé de cette chaussure, c’est la protection articulaire offerte par la mousse Bounce lors des sessions longues. Les lanceurs ont l’habitude de chaussures très rigides et peu amorties qui font le travail à court terme mais fatiguent les articulations sur la saison. Ici, l’Adizero Throws propose un compromis intelligent : assez d’amorti pour protéger sur la durée, pas trop pour ne pas perdre en transmission. Le poids contenu de 345 grammes en pointure 40 est également un atout réel dans une catégorie historiquement alourdie.
Points faibles de l’adidas adizero Throws
Manque de transparence technique et velcro qui peut fatiguer
Adidas communique très peu sur la composition exacte de la plaque composite, la nature des matériaux de la semelle extérieure et la configuration précise des picots moulés. Pour un athlète qui veut comparer sérieusement avant d’acheter, ce manque d’information impose trop de suppositions. On aimerait la même rigueur documentaire que celle réservée aux pointes de sprint de la gamme Adizero. Sur la durée, le système auto-agrippant, s’il est efficace, peut montrer des signes d’usure avec une utilisation intensive : 3 séances par semaine toute la saison, et le velcro commencera à perdre de sa prise après plusieurs mois. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire, mais c’est un point de vigilance pour les athlètes très réguliers.

Absence d’emplacements vissables et visibilité limitée du modèle
Pour un lanceur habitué à personnaliser sa configuration de picots selon les surfaces ou les conditions météo, l’absence d’emplacements amovibles est une vraie limitation. Sur une piste plus glissante ou en indoor, pouvoir adapter les picots serait un avantage que la concurrence propose parfois. Ce choix est cohérent avec la philosophie de rotation, mais il coupe la chaussure d’une partie des lanceurs les plus techniques et les plus exigeants. Par ailleurs, ce modèle de niche bénéficie de très peu de visibilité et de documentation officielle de la part d’adidas : moins de présence dans les communications de marque, moins de retours disponibles, moins de comparaisons accessibles. L’athlète qui cherche à s’informer doit fournir plus d’efforts que pour n’importe quelle pointe de sprint de la gamme.
Comparaison avec la version précédente
L’adidas Adizero Throws a évolué progressivement au fil des générations sans révolution majeure affichée. Les changements les plus notables portent sur le passage au velcro haute tenue, qui remplace un système de fermeture antérieur moins performant en conditions de compétition intensive. L’empeigne a été améliorée avec des perforations stratégiques qui améliorent la respirabilité sans sacrifier le maintien, et le drop a été affiné pour mieux servir la mécanique de rotation. Ce sont des évolutions mesurées mais pertinentes.
Ce qui reste stable, c’est l’essentiel : la mousse Bounce est une constante dans la conception, la plaque composite rigide reste l’élément central de la transmission de force, et le positionnement exclusif sur les lancers lourds n’a pas bougé. Pour un athlète qui possédait déjà la version précédente, le système de fermeture amélioré et la meilleure respirabilité justifient le renouvellement si la chaussure commence à montrer des signes d’usure. Ce n’est pas une upgrade obligatoire si la version précédente est encore en bon état.
Comparaison avec d’autres modèles
Adizero Throws vs Nike Zoom Rival Throws
La Nike Zoom Rival Throws est la concurrente la plus directe sur le marché, avec une semelle intermédiaire Zoom réputée pour une restitution d’énergie légèrement supérieure en rotation, une durabilité des picots souvent citée comme un point fort, et un maintien solide. L’adidas Adizero Throws se distingue par un amorti Bounce plus doux qui protège davantage sur les sessions longues, et par son système auto-agrippant plus rapide à ajuster que le laçage traditionnel de la Nike. Les deux sont des références sérieuses, le choix dépend de la priorité : restitution maximale (Nike) ou confort et praticité sur la durée (adidas).
Adizero Throws vs Puma evoSpeed Throws
La Puma evoSpeed Throws joue la carte de la robustesse structurelle avec un maintien excellent et une respirabilité appréciée, mais dans un gabarit légèrement plus généreux. L’adidas Adizero Throws marque des points sur la fluidité rotationnelle grâce à ses picots moulés plus adaptés aux mouvements circulaires, et sur la légèreté relative qui est un avantage perceptible lors des sessions à volume élevé. La mousse Bounce d’adidas amortit mieux les impacts répétés que la semelle de la Puma, ce qui se ressent en fin de session longue.
Adizero Throws vs New Balance Minimus XK3
La New Balance Minimus XK3 adopte une philosophie radicalement différente avec son approche minimaliste, une sensation très proche du sol, une plaque agressive et un amorti quasi absent, qui s’adresse à des athlètes expérimentés cherchant un maximum de feedback proprioceptif. L’adidas Adizero Throws est nettement plus accessible et confortable sur la durée, convenant à un spectre d’athlètes beaucoup plus large, du débutant en compétition jusqu’au lanceur régional. La XK3 reste une option intéressante pour les profils très techniques, mais la Adizero Throws sera le bon choix pour la grande majorité des lanceurs.
L’avis de la rédac Run Evasion
L’adidas Adizero Throws ne cherche pas à en mettre plein les yeux avec des technologies révolutionnaires ou des promesses marketing excessives. Ce qu’elle fait, elle le fait bien : stabilité rotationnelle convaincante, amorti Bounce protecteur sur la durée, système auto-agrippant franchement pratique en compétition. C’est une pointe qui inspire confiance, et la confiance, en lancer, c’est ce qui fait la différence entre un essai réussi et un essai raté.
On la recommande clairement aux lanceurs de club à haut niveau pratiquant le marteau, le disque ou le poids, qui cherchent fiabilité, confort sur les sessions longues et maintien infaillible plutôt qu’une pointe ultra-agressive à picots vissables. Si tu viens du running et que tu cherches des repères sur l’univers des pointes d’athlétisme, sache que les exigences d’une pointe de lancer n’ont rien à voir avec celles d’une chaussure comme la Puma Velocity Nitro 4 ou d’une Saucony Kinvara 16 : ici, tout est pensé pour la puissance et la rotation, pas pour les kilomètres. L’adizero Throws n’a rien de révolutionnaire, mais c’est précisément sa force. De la solidité, de la clarté, du confort, et une spécialisation totale qui en fait une chaussure incontournable pour tout lanceur sérieux en quête de stabilité rotationnelle.




