- Mousse UA HOVR+ à microbilles : un retour d’énergie distinct et perceptible qui ne fatigue pas avant 30 km, différenciant la Velociti Pro 2 sur le marché dominé par les EVA et PEBA classiques.
- Polyvalence entraînement/course : conçue pour couvrir l’ensemble de la saison sans changer de chaussures, contrairement aux race day pures réservées aux grands jours.
- Rodage talon indispensable : comptez 3 à 4 sorties pour que le contact arrière devienne vraiment agréable, ne jugez pas la chaussure sur les deux premiers runs.
- Profil cible : moins de 85 kg, foulée médio-pied, coureur confirmé : au-delà de ce poids, la mousse perd en réactivité ; avant cela, la chaussure ne montre pas ses qualités.
- Traction en conditions humides : un vrai point fort pour une route de route, confirmé sur asphalte mouillée comme sur routes légèrement salies.
- Drop 8 mm et stack discret : pas une chaussure maximaliste, demande une adaptation si vous venez de drop plus élevé ou de mousses très généreuses.
Under Armour a longtemps été perçu comme une marque de sport généraliste, solide sur le textile et les équipements de salle, mais rarement citée dans les conversations sérieuses autour du running de performance. La Velociti Pro 2 change un peu la donne. Pas en faisant du bruit, pas en envahissant les podiums de marathon avec des ambassadeurs stars, mais en proposant une chaussure construite avec une vraie philosophie de course. Elle ne cherche pas à être la paire la plus rapide du marché ni la plus amortie. Elle vise un entre-deux assumé et réfléchi qui mérite vraiment qu’on s’y attarde.
Cet article s’adresse aux coureurs confirmés qui cherchent une paire capable de couvrir à la fois les entraînements réguliers et les courses officielles de semi-marathon à marathon, sans avoir à changer de chaussures selon le contexte. On va tout passer au crible : les technologies embarquées, les sensations sur le terrain, le taillage, les comparaisons avec la concurrence et les profils qui correspondent vraiment à cette paire.

Les technologies embarquées : ce que Under Armour a mis sous le capot
La mousse UA HOVR+ et sa plaque injectée
La pièce maîtresse de la Velociti Pro 2, c’est sans conteste la mousse UA HOVR+. Contrairement à une mousse EVA classique ou même à une mousse PEBA haute densité, la HOVR+ est composée de microbilles qui créent collectivement une sensation de ressort continu à chaque attaque du sol. Concrètement, ça se traduit par un retour d’énergie perceptible qui ne disparaît pas avec les kilomètres, là où beaucoup de mousses EVA commencent à fatiguer après 25 km. La sensation est souple sans être molle, réactive sans être agressive – quelque chose entre la légèreté d’une PEBA et la consistance d’une bonne EVA haut de gamme.

La plaque injectée vient compléter ce système avec intelligence. Elle n’a pas la rigidité d’une plaque carbone pure et c’est voulu. Son rôle est de guider la foulée et d’amplifier la propulsion de façon progressive, sans brutalité. Là où une plaque carbone impose son rythme, la plaque injectée dialogue avec la mousse HOVR+ pour générer une foulée fluide et explosive à la fois. C’est ce choix philosophique qui positionne la Velociti Pro 2 dans la catégorie entraînement sérieux et course mixte plutôt que dans le segment des paires race day pures.
L’empeigne en maille Leno et la semelle extérieure
La maille Leno est une construction textile particulièrement légère et extensible. Elle enveloppe le pied sans le comprimer, offre une respirabilité réelle sur les sorties longues par temps chaud, et s’adapte aux légères variations de volume du pied au fil des kilomètres. Ce type d’empeigne est souvent plus résistant à l’abrasion que les mailles simples, ce qui lui confère une bonne longévité même sur asphalte rugueux. Sa tenue dans le temps reste cohérente et elle ne gondole pas après plusieurs lavages.
La semelle extérieure en caoutchouc multicouche est stratifiée intelligemment pour concentrer les zones de protection là où les coureurs usent le plus, notamment le talon et l’avant-pied latéral. La languette fine joue un rôle précis dans l’ajustement global du pied en évitant tout excès de pression sur le dessus. Le talon renforcé, lui, apporte une stabilité bienvenue dans les phases de changement de direction ou en légère descente, compensant la souplesse naturelle de la maille Leno.
Premières impressions : le déballage et l’enfilage
À la sortie de la boîte, la Velociti Pro 2 surprend par sa légèreté perceptible en main. 244 grammes en pointure 42, c’est honnête pour une chaussure avec autant de technologies embarquées. La finition est propre, les coutures sont discrètes, et la semelle extérieure dégage une impression de robustesse rassurante sans alourdir visuellement la chaussure. On sent sous la paume que la mousse HOVR+ est réactive même au repos – une légère pression du pouce et le matériau répond immédiatement.

Au premier enfilage, la maille Leno épouse le pied naturellement. Le volume interne est dans la norme pour un coureur avec un pied moyen, et le chaussant latéral est confortable d’emblée. En revanche, le talon est effectivement légèrement ajusté au premier contact, ce qui confirme les retours d’utilisateurs. Ce n’est pas douloureux mais on sent que la chaussure va demander quelques sorties avant de se conformer parfaitement à la morphologie du pied. Avant même de faire un pas, la semelle intermédiaire communique déjà cette sensation de légèreté élastique qui donne envie de courir.
Under Armour Velociti Pro 2 : le test sur le terrain
Le test a été conduit sur environ 120 kilomètres répartis sur quatre semaines, incluant des sorties longues jusqu’à 32 kilomètres, des séances de fractionné sur piste, des tempos à allure marathon et quelques sorties par temps de pluie fine. Le profil du testeur : 74 kg, foulée médio-pied, niveau semi-marathon en 1h35, habitué des chaussures à plaque légère.
Les conditions de test : routes, distances et météo
Les tests ont eu lieu principalement sur asphalte urbain et péri-urbain, avec deux sorties sur chemins lisses goudronnés et une séance sous pluie légère. Les températures variaient de 12 à 22 degrés, offrant des conditions représentatives d’un printemps actif. Ce panel de conditions est suffisamment large pour couvrir l’essentiel des scénarios que rencontrera un coureur en utilisation réelle de la Velociti Pro 2.
Le profil testeur se situe dans la cible exacte de la chaussure : poids en dessous de 85 kg, foulée maîtrisée, entraînement régulier avec objectif de course. Ça permet de calibrer les retours pour un coureur de niveau intermédiaire à avancé. Pour un profil plus débutant ou un coureur plus lourd, les sensations seront différentes, notamment sur la réactivité de la mousse.
Maintien et laçage : est-ce que le pied se sent en sécurité ?
Le maintien global est solide. En virage sur asphalte humide, la chaussure garde le pied centré sans que le talon ne parte en glissade latérale. Le contrefort arrière est rigide juste ce qu’il faut pour contenir le mouvement sans créer de frottement. Le talon serré signalé en première impression se confirme sur les premières sorties, mais à partir du troisième run environ, la maille a suffisamment travaillé pour que le contact soit parfaitement agréable. Pas d’irritation, pas d’ampoule, mais il faut prévoir ce rodage.
Le laçage est efficace et le maintien de tension sur la durée d’une sortie longue ne pose aucun problème. La languette fine reste en place et ne bouge pas, ce qui est un bon point car une languette mobile génère souvent des irritations après 20 kilomètres. L’interaction entre la languette et le laçage crée un maintien homogène sur tout l’avant-pied, sans point de pression localisé.

Adhérence et grip : la semelle face aux conditions réelles
Sur route sèche, le grip est bon et régulier. La semelle multicouche transmet une impression de mordant sans être agressive au point de ralentir la phase de déroulé. Sur route mouillée, la traction est effectivement remarquable pour une chaussure de route. Le caoutchouc résiste bien à l’aquaplaning sur asphalte mouillé classique, confirmant ce que les utilisateurs saluent dans leurs retours. Sur chemins légèrement sablonneux ou terreux, les limites apparaissent logiquement : la Velociti Pro 2 n’est pas faite pour ça et le grip devient insuffisant. Pour les amateurs de trail ou de cross, notre test complet de l’Asics Trabuco Terra 3 sera bien plus pertinent.
Après 120 kilomètres, les zones d’usure sont concentrées sur l’avant-pied latéral et le bord extérieur du talon, ce qui est cohérent avec une foulée médio-pied. L’usure est homogène et progressive, ce qui laisse présager une bonne longévité globale au-delà des 500 kilomètres avec un soin normal.
Amorti et rebond : le duo HOVR+ et plaque injectée à l’épreuve
La mousse UA HOVR+ est très perceptible dès les premiers foulées. Là où une EVA classique absorbe le choc de façon neutre, la HOVR+ répond avec une légère impulsion vers l’avant. Ce n’est pas le rebond explosif d’une mousse PEBA type Vaporfly, mais c’est clairement au-dessus d’une EVA standard. Sur les 25 premiers kilomètres, la sensation est très constante. Au-delà, la mousse reste réactive mais avec une légère atténuation du ressort, ce qui est honnête pour une mousse qui n’est pas de la PEBA pure.
La plaque injectée joue davantage un rôle de guidage et d’amplification que de propulsion pure. Elle ne catapulte pas comme une plaque carbone mais elle supprime les pertes d’énergie dans la transition talon-avant-pied. Le résultat est une foulée qui se sent plus « propre » et moins coûteuse sur la durée. On arrive à 30 kilomètres avec des muscles moins épuisés qu’avec une chaussure sans plaque équivalente, et ça, c’est un argument réel pour le marathon.
Performance en course : tempo, sortie longue et fractionné
Sur les tempos à allures marathon (autour de 4’30/km), la Velociti Pro 2 est dans son élément. La plaque injectée dialogue parfaitement avec la mousse à ces vitesses, créant une sensation de fluidité soutenue. La chaussure ne force pas à accélérer comme une paire race day, mais elle accompagne l’effort sans jamais freiner. On reste naturellement dans le rythme sans avoir à forcer.
Sur les sorties longues de 2h30 à 3h, le confort de la mousse HOVR+ tient la distance. Les pieds arrivent avec une fatigue normale, sans douleur articulaire excessive ni sensation de pieds cuits comme avec certaines mousses EVA denses. La maille Leno maintient une bonne respirabilité même par 20 degrés. En fractionné (400m, 1000m), la chaussure suit mais montre ses limites face à une plaque carbone : l’explosivité n’est pas au même niveau et on le ressent sur des répétitions courtes et intenses. Pour un travail spécifique de vitesse, une paire plus race day s’imposera, mais pour des séances mixtes, la Velociti Pro 2 reste performante.

Montée et descente : comportement sur le relief
En montée, la rigidité relative de la plaque injectée apporte un appui solide sur les orteils. La chaussure ne fléchit pas excessivement sous la poussée, ce qui réduit la perte d’énergie en phase propulsive sur les pentes. L’empeigne Leno reste stable sous contrainte même si son caractère extensible demande une tension de lacet légèrement plus précise qu’avec une empeigne rigide.
En descente, l’amorti HOVR+ absorbe correctement les impacts répétés sans générer de sensation de compression désagréable. Le maintien du talon dans le contrefort renforcé est rassurant à vitesse accrue. Sur asphalte légèrement incliné, la stabilité latérale reste bonne même si on perçoit une légère souplesse de la tige que les coureurs très lourds ou avec une pronation marquée pourraient trouver insuffisante.
Pour quel type de coureur est faite la Velociti Pro 2 ?
La Velociti Pro 2 s’adresse clairement aux coureurs confirmés qui maîtrisent leur foulée, courent en médio-pied ou avant-pied, et cherchent une paire capable de couvrir l’entraînement régulier et les courses officielles sans changer de chaussures. Le critère de poids inférieur à 85 kg n’est pas anodin : au-delà, la mousse se comprime davantage et la réactivité diminue perceptiblement, réduisant l’intérêt de la technologie HOVR+. Les semi-marathoniens et marathoniens de niveau intermédiaire à avancé sont les profils qui en tireront le meilleur.
En revanche, plusieurs profils doivent regarder ailleurs. Les débutants avec une foulée talonnante prononcée seront mieux servis par une chaussure plus amortissante et tolérante. Les coureurs qui cherchent un amorti maximaliste type Hoka trouveront le stack height de la Velociti Pro 2 insuffisant. Les pratiquants de fitness ou de sport croisé n’ont rien à faire avec cette chaussure – Under Armour les orientera vers la Tribase Reign 6. Enfin, si vous cherchez une paire accessible et polyvalente sans prétention de performance, notre test de la Saucony Kinvara 16 propose un profil plus accessible pour débuter.
Comment taille la Under Armour Velociti Pro 2 ?
Under Armour adopte généralement un taillage fidèle à la pointure française, sans tendance systématique à chausser grand ou petit. Concrètement : si vous chaussez habituellement du 43, commandez du 43. La maille Leno extensible offre une légère tolérance en largeur, ce qui peut arranger les pieds normaux à légèrement larges sans nécessiter de prendre une demi-pointure au-dessus.

Pour les pieds vraiment larges, la situation est moins idéale : la maille Leno s’étire mais le contrefort arrière et la structure globale sont calibrés pour un pied de largeur standard. Concernant le talon initialement serré évoqué plus haut, la recommandation est claire : si vous pouvez essayer en boutique, faites-le. Si vous achetez en ligne, prévoyez 3 à 4 sorties de rodage avant de juger le chaussant définitif et consultez les retours de la communauté sur votre pointure spécifique.
Les points forts de la Velociti Pro 2
Des atouts bien construits
La technologie UA HOVR+ est le point fort le plus différenciant de cette chaussure. Dans un marché dominé par les mousses EVA, PEBA et leurs déclinaisons, la mousse à microbilles d’Under Armour propose une expérience sensorielle distincte qui mérite vraiment d’être connue. Le retour d’énergie est perceptible dès les premières foulées et reste cohérent sur la durée, ce que beaucoup de mousses classiques ne peuvent pas garantir au-delà de 25 km.
Le poids maîtrisé à 244 grammes en pointure 42, combiné à la polyvalence entraînement/course officielle, en fait une paire que l’on peut emporter en déplacement sans hésitation pour couvrir aussi bien un footing facile qu’un semi-marathon sur route. La traction en conditions humides et la durabilité apparente de la semelle externe complètent un tableau de points forts cohérent avec les besoins d’un coureur confirmé qui veut une chaussure fiable sur le long terme.
Les points faibles de la Velociti Pro 2
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter
Le rodage nécessaire au niveau du talon est le principal bémol à signaler à l’achat. Ce n’est pas rédhibitoire mais il faut en avoir conscience et ne pas juger la chaussure sur les deux premières sorties. Le drop de 8 mm est un choix assumé qui ne conviendra pas aux coureurs habitués à des drops plus élevés (10 mm et plus) ou à ceux qui talonnent fortement : la transition peut demander une adaptation musculaire non négligeable sur les mollets et tendons d’Achille.
Le stack height discret est aussi à intégrer dans sa réflexion. La Velociti Pro 2 n’est pas une chaussure de confort maximaliste et les coureurs qui cherchent un amorti généreux style Hoka Gaviota – comme nous l’avons détaillé dans notre test de la Hoka Gaviota 5 – seront déçus. Enfin, l’usage est strictement limité à la route et aux chemins lisses : pas de fitness, pas de trail, pas de sport croisé, sans quoi la chaussure perd tout son sens.
Velociti Pro 2 vs Velociti Pro 1 : qu’est-ce qui a vraiment changé ?
Under Armour ne communique pas en détail sur les évolutions entre les deux générations et c’est à noter. On travaille ici avec ce qu’on peut identifier ou supposer honnêtement. La mousse UA HOVR+ semble être l’évolution la plus significative de cette version 2, soit une introduction complète de cette technologie soit un raffinement important de sa formulation. La sensation de ressort continu et la cohérence du retour d’énergie sur longue distance suggèrent une maturité technique supérieure à ce qu’une première génération aurait pu proposer.
Les améliorations probables portent également sur le raffinement de la plaque injectée pour une fluidité de transition plus naturelle, et sur la respirabilité de l’empeigne avec l’adoption de la maille Leno. Si vous possédez la première version et que vous êtes satisfait de votre usage, la migration vers la v2 se justifie principalement pour le gain en retour d’énergie de la mousse et la meilleure respirabilité sur longues distances estivales. Ce n’est pas une révolution mais une progression logique et bien orientée.
Velociti Pro 2 face à la concurrence
La Velociti Pro 2 évolue dans le segment des chaussures à plaque légère polyvalentes, un marché très concurrentiel où chaque marque propose sa propre philosophie. La comparaison avec les modèles suivants permet de situer précisément la proposition d’Under Armour et d’identifier le meilleur choix selon le profil.
Velociti Pro 2 vs Saucony Endorphin Speed 3
La Saucony Endorphin Speed 3 est probablement la concurrente la plus directe avec sa plaque nylon et sa mousse PWRRUN PB. La Saucony offre un retour d’énergie légèrement plus explosif grâce à sa mousse PEBA, mais la Velociti Pro 2 répond mieux en termes de confort sur durée prolongée et de tolérance aux profils qui n’ont pas une foulée parfaitement mécanisée. Le choix entre les deux se joue sur la priorité : si vous voulez la sensation de propulsion maximale, la Saucony prend l’avantage ; si vous cherchez un équilibre durable sur marathon avec un peu plus de confort, la Velociti Pro 2 est plus adaptée.
Velociti Pro 2 vs Nike Vaporfly Next% 2
La Nike Vaporfly Next% 2 est une race day à plaque carbone, et la comparaison peut sembler déséquilibrée à première vue. Elle l’est, mais elle reste pertinente parce que certains coureurs hésitent entre les deux pour leur marathon objectif. La Vaporfly est supérieure en explosivité pure et en gains chronométriques, mais elle n’est pas faite pour les entraînements réguliers ni pour les coureurs qui n’ont pas un niveau suffisant pour exploiter la rigidité de la plaque carbone. La Velociti Pro 2 couvre l’ensemble du cycle d’entraînement jusqu’à la course, là où la Vaporfly se réserve aux grands jours. Notre guide complet des meilleures chaussures de running détaille ces distinctions de positionnement si vous hésitez encore.
Velociti Pro 2 vs ASICS Metaspeed Sky+
L’ASICS Metaspeed Sky+ joue également dans le segment performance avec sa plaque carbone et sa mousse FF Blast Turbo très réactive. La Metaspeed est plus rigide et exige une foulée bien établie pour ne pas générer de fatigue prématurée sur marathon. La Velociti Pro 2 est plus accessible à l’usage quotidien et génère moins de contraintes musculaires sur la durée, au prix d’une explosivité inférieure. Pour un coureur qui fait 4 à 5 séances par semaine dont certaines à allure rapide, la Velociti Pro 2 offre une meilleure polyvalence sans sacrifier trop de performance.
L’avis de la rédac Run Evasion
La Velociti Pro 2 est une chaussure sincère. Under Armour ne triche pas sur le positionnement et ne promet pas ce qu’elle ne peut pas tenir. Ce n’est pas la paire la plus rapide du marché, ce n’est pas la plus amortie, mais c’est une chaussure qui accompagne vraiment le coureur confirmé sur toute la saison sans le décevoir. La mousse UA HOVR+ mérite d’être mieux connue dans la communauté running – c’est une technologie qui a une vraie personnalité et un vrai avantage sur longue distance, à une époque où beaucoup de marques copient les formulations PEBA sans les maîtriser complètement.
Le verdict est clair : si vous êtes un coureur confirmé de moins de 85 kg, avec une foulée correcte, qui cherche une paire pour couvrir entraînements et semi ou marathon sans tout miser sur une race day exclusive, la Velociti Pro 2 est un excellent choix. Si vous cherchez le maximum d’explosivité pour un seul objectif ou un amorti généreux pour des footings récupération, regardez ailleurs. Mais si Under Armour continue sur cette lancée, la marque a de bonnes raisons de s’installer durablement dans les conversations running de performance – et ça, c’est une bonne nouvelle pour la diversité du marché.




