- Confort immédiat grâce à une tige moelleuse et bien ajustée.
- Double mousse IncrediRUN/PWRRUN combinant douceur et stabilité.
- Plaque carbone ¾ offrant une foulée fluide mais peu explosive.
- Excellente stabilité idéale pour les longues sorties.
- Manque de dynamisme sur les allures rapides.
- Durabilité remarquable avec plus de 600 km de longévité.
La gamme Endorphin de Saucony connaît un succès retentissant depuis plusieurs années. Avec la Speed et la Pro, la marque américaine s’est imposée comme une référence dans l’univers des chaussures carbone. Aujourd’hui, c’est au tour de l’Endorphin Trainer de rejoindre cette famille prestigieuse, avec une mission claire : devenir la chaussure d’entraînement quotidien idéale pour les adeptes de la gamme.
Cette nouvelle venue remplace à la fois le Kinvara Pro et l’Endorphin Shift, deux modèles qui n’avaient jamais vraiment trouvé leur public. Saucony tente donc un nouveau départ avec cette Trainer, positionnée comme un véritable super trainer destiné à encaisser les gros volumes d’entraînement. La promesse ? Apporter l’innovation des modèles de course dans une chaussure pensée pour le quotidien, capable d’avaler les kilomètres tout en offrant un certain dynamisme.
Nous avons chaussé ces Endorphin Trainer pendant plusieurs semaines pour les tester dans toutes les conditions. Entre mousses innovantes, plaque carbone et ambitions affichées, cette chaussure tient elle ses promesses ? C’est ce que nous allons découvrir dans ce test complet.
Double mousse et plaque carbone : l’arsenal technologique de l’Endorphin Trainer
IncrediRUN & PWRRUN : le duo de mousses contrasté
La grande nouveauté de cette Endorphin Trainer réside dans sa construction bicouche particulièrement originale. La couche supérieure utilise la toute nouvelle mousse IncrediRUN, présentée par Saucony comme leur composé le plus léger et le plus réactif. Cette mousse de type PEBA promet un rebond exceptionnel et une légèreté remarquable, des qualités que l’on retrouve également dans la nouvelle Endorphin Elite 2.
Sous cette première couche, on trouve la mousse PWRRUN, bien connue des habitués de la marque. Mais attention, il ne s’agit pas de la version classique. Saucony a opté pour une formulation ultra dense et particulièrement ferme de cette mousse EVA. L’objectif affiché est double : apporter de la durabilité à l’ensemble et créer une base stable qui contraste avec la douceur de l’IncrediRUN. Ce contraste marqué entre les deux couches constitue l’ADN même de cette chaussure, pour le meilleur et parfois pour le moins bon.

La plaque carbone 3/4 : entre performance et polyvalence
L’Endorphin Trainer intègre une plaque en fibre de carbone sur les trois quarts de sa longueur. Contrairement aux plaques agressives des modèles racing, celle ci a été spécifiquement ajustée pour l’entraînement. Elle présente des découpes stratégiques censées la rendre moins rigide et plus adaptable aux différentes allures.
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La technologie Speedroll accompagne cette plaque. Ce profil incurvé caractéristique de la gamme Endorphin vise à fluidifier les transitions et à faciliter la propulsion naturelle du pied. Sur le papier, cette combinaison devrait offrir un bon compromis entre le dynamisme des chaussures de course et la polyvalence attendue d’un trainer quotidien. La réalité sur le terrain s’avère toutefois plus nuancée, comme nous le verrons dans notre test.
Tige et semelle extérieure : confort et durabilité au rendez-vous
L’upper de l’Endorphin Trainer utilise un mesh technique structuré et perforé pour optimiser la respirabilité. Les renforts sont positionnés de manière stratégique pour assurer le maintien sans alourdir l’ensemble. Le col de cheville bénéficie d’un bon rembourrage, tout comme la languette cousue qui évite les mouvements parasites.
La semelle extérieure adopte une approche minimaliste avec une large surface de mousse exposée. Des inserts en caoutchouc carbone XT900 protègent uniquement les zones critiques : le talon extérieur et l’avant pied. Cette configuration limite le poids tout en préservant les zones d’usure principales. Le stack atteint 39,5 mm au talon et 31,5 mm à l’avant pied, soit un drop de 8 mm, des valeurs généreuses qui placent cette chaussure dans la catégorie des modèles bien chargés en amorti.
Premier contact : confort immédiat mais des interrogations sur le dynamisme
Sensations au chaussant
Dès l’enfilage, l’Endorphin Trainer procure une sensation de confort immédiat. La tige moelleuse enveloppe le pied sans le comprimer, offrant un volume généreux particulièrement appréciable au niveau du médio pied. Le col bien rembourré maintient le talon en place sans créer de point de pression. L’ensemble respire la qualité de fabrication, dans la lignée de ce que Saucony propose habituellement.
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En main, la chaussure affiche un poids de 305 grammes en taille 43, ce qui n’est pas négligeable pour une chaussure censée être dynamique. La mousse IncrediRUN apparaît effectivement très souple au toucher sur la partie supérieure, mais une pression plus appuyée révèle la fermeté déconcertante de la couche inférieure en PWRRUN. Ce contraste de densité interpelle immédiatement.
Premières foulées : stabilité et interrogations
Les toutes premières foulées confirment le confort ressenti au chaussant. L’amorti se montre généreux sans être mou, et la stabilité latérale impressionne malgré le stack élevé. Le rocker se fait sentir et facilite la transition du talon vers l’avant pied. On note une certaine douceur à l’impact, l’IncrediRUN faisant son office en surface.
Cependant, un ressenti étrange émerge rapidement. La chaussure semble manquer de vivacité, comme si elle absorbait l’énergie plutôt que de la restituer. À allure tranquille, cela ne pose pas de problème particulier, mais dès qu’on tente d’accélérer, on bute sur une certaine lourdeur. La plaque carbone peine à se faire sentir, contrairement à ce qu’on attend d’un modèle estampillé Endorphin. Ces premières impressions soulèvent des questions sur le positionnement réel de cette chaussure et son utilisation optimale.

Saucony Endorphin Trainer : le test
150 km aux pieds : verdict après des semaines d’entraînement intensif
Conditions de test : du bitume aux chemins
Nous avons accumulé environ 150 kilomètres avec ces Endorphin Trainer sur une période de cinq semaines. Le programme comprenait des sorties longues allant de 15 à 25 kilomètres, des séances de footing de récupération entre 5h00 et 5h30 le kilomètre, et des tentatives de sorties tempo autour de 4h15 4h30 le kilomètre. Quelques séances d’allure marathon à 4h45 le kilomètre ont également permis de tester la chaussure dans sa zone de confort supposée.
Le profil du testeur : 74 kilos pour 1m82, attaquant plutôt médio pied avec une légère tendance talon sur les fins de sortie longue. Les terrains parcourus incluaient majoritairement du bitume en bon état, quelques chemins de halage bien roulants, et des portions de pavés urbains. Les conditions météo ont varié du sec au mouillé, avec des températures comprises entre 8 et 18 degrés. Ce panel diversifié a permis d’évaluer la chaussure dans des situations représentatives de l’entraînement quotidien d’un marathonien.
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Maintien et stabilité : une plateforme rassurante
Le maintien constitue l’un des points forts de cette Endorphin Trainer. Au niveau du médio pied, le chaussant généreux n’empêche pas un bon contrôle grâce aux renforts bien positionnés de la tige. Le laçage permet d’ajuster efficacement la tension, et nous n’avons jamais ressenti de glissement ou de flottement du pied dans la chaussure. Le col de cheville remplit parfaitement son rôle en maintenant le talon sans créer d’irritation, même sur les très longues sorties.
La stabilité latérale impressionne véritablement compte tenu du stack de près de 40 mm au talon. La base ferme en PWRRUN y contribue grandement, créant une assise solide qui inspire confiance. Sur les virages serrés ou les changements de direction, la chaussure ne flanque pas et conserve une trajectoire prévisible. Même sur les chemins légèrement déformés, cette stabilité rassurante permet de maintenir une allure soutenue sans craindre de se tordre la cheville. Pour les coureurs recherchant avant tout la sécurité et le contrôle, ce comportement constitue un vrai atout.

Adhérence et accroche : suffisant mais pas exceptionnel
Sur bitume sec, l’adhérence ne pose aucun problème particulier. La surface exposée de la mousse offre une accroche correcte, et les inserts en caoutchouc aux endroits stratégiques assurent la traction nécessaire en phase de propulsion. Les transitions se font naturellement sans sensation de glissement ou d’instabilité. La configuration de la semelle remplit donc son contrat dans les conditions optimales.
Par temps de pluie, le comportement reste globalement sûr mais sans plus. Sur bitume mouillé, on sent que la large surface de mousse exposée offre moins de grip que des chaussures avec davantage de caoutchouc. Il faut légèrement adapter son allure dans les virages serrés pour éviter tout dérapage. Sur les chemins, l’accroche suffit tant que le terrain reste roulant, mais dès que ça devient un peu gras ou boueux, les limites apparaissent rapidement. Après 150 kilomètres, l’usure de la semelle reste très contenue, avec seulement quelques traces superficielles sur les zones en caoutchouc. La mousse exposée conserve sa structure, confirmant les bonnes propriétés de durabilité du PWRRUN.
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Amorti et confort : le grand écart des sensations
L’amorti de l’Endorphin Trainer génère des sensations contradictoires qui divisent les testeurs. À l’impact, la douceur initiale de la mousse IncrediRUN procure une sensation agréable, presque moelleuse. Cette première impression rassure et promet un bon confort sur la distance. Mais très rapidement, on perçoit la fermeté de la couche inférieure en PWRRUN qui vient contrecarrer cette douceur. Le résultat est un ressenti en deux temps assez déroutant : mou puis ferme, comme si la chaussure ne savait pas vraiment quelle identité adopter.
Sur les sorties longues, ce compromis s’avère finalement plutôt fonctionnel. Le confort global reste au rendez vous, les pieds ne souffrent pas et aucune douleur particulière n’apparaît même après 25 kilomètres. La protection contre les chocs reste efficace grâce au stack généreux. Cependant, on ne retrouve jamais ce sentiment de plénitude et d’harmonie qu’offrent les meilleures chaussures de la catégorie. La fermeté du PWRRUN se fait de plus en plus sentir avec la fatigue, donnant une impression de taper un peu dans le dur en fin de sortie. Pour les coureurs légers, cette sensation sera probablement encore plus marquée, car ils ne compresseront pas suffisamment la mousse inférieure pour accéder pleinement au rebond de l’IncrediRUN.

Dynamisme et réactivité : l’énigme de cette Trainer
Voici le point le plus problématique de l’Endorphin Trainer : son manque flagrant de dynamisme. Sur les sorties faciles entre 5h00 et 5h30 le kilomètre, la chaussure remplit correctement son rôle. Elle roule, protège bien les articulations, et ne génère aucune gêne particulière. Le rocker facilite les transitions et le rythme s’installe naturellement. Dans cette zone d’utilisation, on comprend l’intérêt de la chaussure pour enchaîner les kilomètres tranquillement.
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Dès qu’on cherche à accélérer vers des allures tempo, tout se complique. Le poids de 305 grammes se fait cruellement sentir, et le retour d’énergie déçoit malgré les promesses de la mousse IncrediRUN. La plaque carbone reste d’une discrétion frustrante, n’apportant pas cette sensation de propulsion qu’on attend d’une chaussure carbone. Monter à 4h15 le kilomètre demande un effort disproportionné, comme si on devait porter la chaussure plutôt que l’inverse. Sur l’allure marathon autour de 4h45 le kilomètre, le comportement devient plus acceptable. C’est dans cette fenêtre que l’Endorphin Trainer livre sa meilleure prestation, offrant un bon compromis entre protection et un minimum de réactivité. Mais pour une chaussure qui se présente comme un super trainer, cette polyvalence limitée interroge sérieusement.
Respirabilité et thermorégulation : pas de souci à l’horizon
La respirabilité de la tige ne pose aucun problème. Le mesh perforé assure une bonne circulation de l’air, et les pieds restent au sec même sur les sorties longues par temps doux. Par températures fraîches autour de 8 degrés, l’isolation reste raisonnable sans créer de sensation de froid désagréable. À l’inverse, lors des sorties à 18 degrés, la ventilation efficace évite la surchauffe.
La gestion de l’humidité interne fonctionne correctement. Même après deux heures de course, aucune macération excessive ni apparition de points d’échauffement. Les coutures sont bien positionnées et ne créent pas de friction. Sur cet aspect précis, Saucony démontre son savoir faire habituel en matière de conception d’upper. La chaussure se fait oublier au niveau de la tige, ce qui représente exactement ce qu’on attend d’un bon trainer quotidien.
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Durabilité après 150 km : bâtie pour durer
Après 150 kilomètres d’utilisation variée, l’Endorphin Trainer affiche une résistance à l’usure vraiment impressionnante. La semelle extérieure ne montre pratiquement aucune trace d’usure significative. Les inserts en caoutchouc présentent quelques marques superficielles mais conservent parfaitement leur épaisseur. La mousse exposée, censée être plus vulnérable, garde étonnamment bien sa structure sans s’affaisser ni se déchiqueter.
Les mousses du midsole n’ont perdu ni en hauteur ni en propriétés d’amortissement. Le rebond reste identique à celui des premiers kilomètres, signe que les composés utilisés supportent bien l’impact répété. La tige demeure en parfait état, sans début de décollement ni d’effilochage du mesh. Les renforts gardent leur rigidité initiale. On peut raisonnablement projeter une durée de vie autour de 600 à 800 kilomètres pour cette chaussure, ce qui constitue une excellente performance pour un modèle de cette catégorie. Cette longévité représente sans doute l’un des meilleurs arguments en faveur de l’Endorphin Trainer, particulièrement pour les coureurs qui accumulent un gros volume d’entraînement et recherchent un modèle fiable sur la durée.

L’Endorphin Trainer, faite pour qui ? Nos recommandations
Le coureur idéal pour cette chaussure
L’Endorphin Trainer s’adresse en priorité aux coureurs du milieu de peloton, ceux qui visent un marathon entre 3h30 et 4h30. À ces allures, la chaussure trouve son équilibre optimal et délivre ce pour quoi elle a été conçue : une plateforme stable et protectrice capable d’encaisser les gros volumes. Les runners qui préparent un premier marathon ou qui cherchent simplement à finir confortablement sans viser la performance pure y trouveront un allié rassurant.
Le profil type ? Un coureur qui accumule 50 à 70 kilomètres par semaine et qui recherche une chaussure capable de gérer aussi bien les sorties longues du dimanche que les séances d’allure spécifique autour du rythme marathon. Les adeptes de la gamme Endorphin qui possèdent déjà la Speed ou la Pro apprécieront cette Trainer comme complément pour soulager leurs modèles carbone sur les sorties faciles et moyennes. Les coureurs plus lourds, au delà de 80 kilos, bénéficieront pleinement de la stabilité et de la protection qu’offre ce modèle. Leur poids leur permettra en outre de mieux compresser la couche ferme en PWRRUN et donc d’accéder plus facilement au rebond de l’IncrediRUN. Enfin, ceux qui privilégient avant tout le confort et la durabilité à la recherche de sensations fortes y trouveront leur compte.
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Les coureurs qui devraient passer leur chemin
Les coureurs rapides visant un marathon sous les 3h15 seront profondément déçus par cette Endorphin Trainer. Le manque de dynamisme et le poids excessif en font une chaussure inadaptée aux séances tempo et aux sorties rythmées. Si vous courez régulièrement en dessous de 4h00 le kilomètre, passez votre chemin, vous vous sentirez bridé et frustré par cette chaussure qui refuse de vous suivre dans vos accélérations.
Les runners qui recherchent une véritable chaussure polyvalente capable de tout faire, du footing lent aux fractionnés rapides, trouveront l’Endorphin Trainer trop spécialisée et limitée dans ses capacités. Sa fenêtre d’utilisation optimale reste trop étroite pour en faire l’unique chaussure d’entraînement de sa rotation. Les coureurs légers, pesant moins de 65 kilos, risquent de ne pas compresser suffisamment la mousse inférieure et de rester sur une impression de fermeté désagréable sans jamais profiter pleinement du rebond promis. Si vous cherchez une chaussure de récupération vraiment moelleuse et confortable pour vos sorties faciles, cette Trainer n’est pas non plus le bon choix. Sa fermeté relative en fait un modèle trop exigeant pour de la pure récupération. Enfin, si votre budget ne vous permet qu’une seule paire de chaussures d’entraînement, orientez vous vers des modèles plus polyvalents qui vous offriront une plus grande amplitude d’utilisation.

Guide des tailles : prenez votre pointure habituelle
Le chaussant de l’Endorphin Trainer se révèle fidèle aux standards Saucony, ce qui simplifie grandement le choix de la taille. En longueur, la chaussure taille normalement avec un espace suffisant à l’avant pour permettre aux orteils de bouger librement sans être comprimés. Lors de notre test en taille 43, l’espace devant le gros orteil correspondait exactement à ce qu’on attend d’une chaussure de running bien ajustée, soit environ un centimètre.
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Le volume au niveau du médio pied apparaît généreux sans être excessif. C’est nettement plus spacieux que sur les Endorphin Pro ou Elite qui affichent un fit très ajusté, mais ça reste dans la norme des trainers classiques. On se rapproche du chaussant de la Saucony Ride, référence habituelle de la marque en matière de confort quotidien. Le col de cheville offre un bon maintien sans serrer excessivement, et convient à différentes morphologies de talon. Notre recommandation est claire : restez sur votre pointure habituelle chez Saucony. Si vous portez du 43 dans la Ride ou la Triumph, prenez du 43 dans l’Endorphin Trainer. Pour les pieds larges, cette chaussure conviendra mieux que les modèles racing de la marque grâce à son volume plus important, même si une version wide aurait été bienvenue. Les pieds étroits devront peut être jouer sur le laçage pour obtenir un maintien optimal, mais rien d’insurmontable. En résumé, le fit ne pose aucun problème particulier et ne nécessite pas de gymnastique pour trouver la bonne taille.
Le bilan : entre promesses tenues et occasions manquées
Les points forts de l’Endorphin Trainer
Le confort immédiat constitue indéniablement le premier atout de cette chaussure. Dès l’enfilage, le pied se sent bien accueilli dans un environnement douillet et rassurant. La tige épouse parfaitement les contours sans créer le moindre point de pression, même après plusieurs heures de course. Les matériaux utilisés ne génèrent aucune irritation ni échauffement, ce qui permet d’enchaîner les sorties longues en toute sérénité. Cette qualité de fabrication reflète le savoir faire de Saucony en matière de conception d’upper, et elle se maintient kilomètre après kilomètre. Pour ceux qui redoutent les ampoules et les désagréments liés à un mauvais chaussant, l’Endorphin Trainer apporte une vraie tranquillité d’esprit.

La durabilité exceptionnelle représente le second point fort majeur de ce modèle. Après plus de 150 kilomètres, la chaussure affiche un état de conservation remarquable avec une semelle pratiquement intacte et des mousses qui conservent toutes leurs propriétés. Cette résistance à l’usure se traduit par un excellent rapport qualité sur le long terme, puisqu’on peut raisonnablement espérer parcourir 600 à 800 kilomètres avant de devoir remplacer la paire. Pour les coureurs qui accumulent un volume d’entraînement conséquent, cette longévité fait toute la différence et justifie l’investissement initial.
La stabilité rassurante offerte par la plateforme mérite également d’être soulignée. Malgré un stack qui dépasse les 39 mm au talon, la chaussure ne donne jamais l’impression d’être perchée ou instable. La base ferme en PWRRUN crée une assise solide qui inspire confiance dans toutes les situations, des virages serrés aux passages sur terrain irrégulier. Cette sensation de sécurité permet de se concentrer sur sa course sans craindre de mauvaise surprise, un aspect particulièrement apprécié sur les longues sorties où la fatigue peut altérer la proprioception. Ajoutons à cela un retour d’énergie notable à l’avant pied grâce à la mousse IncrediRUN qui délivre un rebond appréciable en phase de propulsion, particulièrement perceptible lorsqu’on court aux allures marathon. Cette réactivité localisée offre un petit plus qui rend la foulée plus agréable dans la zone d’utilisation optimale de la chaussure.
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Les points faibles de l’Endorphin Trainer
Le poids excessif constitue le défaut le plus pénalisant de cette Endorphin Trainer. Avec 305 grammes en taille 43, la chaussure affiche un embonpoint qui bride sérieusement ses ambitions de super trainer dynamique. Ce lest se fait cruellement sentir dès qu’on tente d’accélérer, transformant chaque séance tempo en un combat contre la montre où la chaussure devient un handicap plutôt qu’une alliée. Pour un modèle qui se veut polyvalent et performant, ce poids représente un véritable boulet qui limite drastiquement son terrain de jeu. On se demande comment Saucony a pu laisser passer un tel handicap sur une chaussure censée incarner la modernité de la gamme Endorphin.
La fermeté déroutante de la couche inférieure pose également un vrai problème d’identité. Le contraste entre la douceur de l’IncrediRUN en surface et la rigidité du PWRRUN en profondeur crée un ressenti en deux temps perturbant qui ne convainc pas vraiment. Cette combinaison peut se justifier sur le papier par une recherche de stabilité et de durabilité, mais dans les faits, elle génère surtout une sensation d’incohérence. On ne sait jamais vraiment sur quel pied danser : moelleux ou ferme ? Confort ou performance ? La chaussure hésite constamment entre ces deux pôles sans jamais trouver un équilibre vraiment satisfaisant. Les coureurs légers seront particulièrement pénalisés par cette configuration puisqu’ils n’accéderont jamais pleinement au rebond de la couche supérieure.
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La polyvalence limitée représente le troisième point faible majeur. L’Endorphin Trainer peine à définir clairement son rôle dans une rotation de chaussures. Trop lourde et pas assez dynamique pour les séances tempo, trop ferme pour servir de chaussure de récupération pure, elle se cantonne finalement aux sorties longues aux allures marathon et aux footings moyens. Cette fenêtre d’utilisation étroite pose question pour une chaussure qui ambitionne de devenir un pilier de l’entraînement quotidien. Dans une rotation bien fournie, elle risque vite de devenir redondante avec d’autres modèles plus spécialisés ou au contraire plus polyvalents.
Enfin, la plaque carbone quasi imperceptible déçoit profondément. On peine à justifier sa présence tant son effet sur la propulsion reste discret, voire inexistant. Contrairement aux vraies chaussures de course où la plaque apporte une impulsion notable, ici elle semble ne servir qu’à gonfler la fiche technique sans réel bénéfice perceptible. Cette absence de retour sur un élément technologique censé faire la différence renforce l’impression que Saucony a voulu cocher toutes les cases d’un super trainer moderne sans vraiment réussir à faire fonctionner l’ensemble de manière harmonieuse. Le résultat est une chaussure qui accumule les technologies sans parvenir à créer cette magie qui fait les grands modèles.
Endorphin Trainer vs Kinvara Pro : l’évolution nécessaire
La Kinvara Pro n’avait jamais vraiment convaincu lors de son unique année d’existence. Cette première tentative de Saucony dans la catégorie des super trainers souffrait d’un manque flagrant de caractère et de rebond. L’Endorphin Trainer arrive donc avec la mission de corriger ces défauts et de donner une seconde chance à ce concept. Le changement le plus significatif réside dans l’adoption de la mousse IncrediRUN qui remplace l’ancienne mousse. Cette évolution apporte un gain notable en termes de réactivité et de sensations. Là où la Kinvara Pro semblait éteinte et sans vie, la Trainer affiche un minimum de dynamisme grâce à cette nouvelle formulation. Le rebond s’améliore sensiblement, particulièrement à l’avant pied, rendant la foulée plus agréable et moins laborieuse.
Cependant, tout n’est pas rose dans cette évolution. Le poids a malheureusement augmenté d’environ 30 grammes, annulant en partie les bénéfices de la mousse plus performante. Cette prise de poids constitue un vrai pas en arrière pour une chaussure qui se veut moderne et efficiente. Le positionnement s’affirme plus clairement avec la Trainer : Saucony assume désormais qu’il s’agit d’une chaussure d’entraînement volume et non d’un modèle polyvalent capable de tout faire. Cette honnêteté marketing aide à mieux comprendre l’usage optimal du produit, même si elle limite son attrait. Au final, l’Endorphin Trainer représente une vraie amélioration par rapport à la Kinvara Pro, mais elle hérite aussi de certains de ses défauts structurels. L’équilibre entre performance et confort reste imparfait, et on sent que Saucony tâtonne encore pour trouver la formule gagnante dans cette catégorie si compétitive des super trainers.
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L’Endorphin Trainer face à la concurrence des super trainers
Endorphin Trainer vs Adidas Boston 13
La Boston 13 évolue dans une autre dimension en termes de polyvalence et de dynamisme. Plus légère de près de 40 grammes, elle excelle aussi bien sur les footings tranquilles que sur les séances tempo soutenues, là où l’Endorphin Trainer se limite aux allures modérées. Le Lightstrike Pro d’Adidas délivre un rebond nettement plus franc et plus accessible que la combinaison IncrediRUN/PWRRUN de Saucony. La Boston offre également une meilleure connexion au sol et une réactivité supérieure qui en font une vraie arme pour l’entraînement quotidien des coureurs de tous niveaux. Pour un usage polyvalent et des sensations plus affûtées, la chaussure allemande l’emporte assez clairement.
Endorphin Trainer vs ASICS Superblast 2
Le Superblast 2 joue carrément dans la cour des grands et justifie pleinement son statut de référence dans la catégorie des super trainers. Plus léger, plus rebondissant, plus réactif sur toute la gamme d’allures, il surclasse l’Endorphin Trainer sur presque tous les aspects liés à la performance. La mousse FF Blast Plus Eco offre un retour d’énergie exceptionnel sans sacrifier le confort, tandis que la plaque carbone se fait réellement sentir dans la propulsion. Seule concession : l’Endorphin Trainer se montre plus stable et légèrement plus confortable sur les très longues distances grâce à sa base plus large. Mais pour un coureur recherchant excitation et polyvalence dans son entraînement quotidien, l’ASICS reste un choix nettement plus judicieux malgré un tarif légèrement supérieur.
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Endorphin Trainer vs New Balance SC Trainer V3
Ces deux modèles partagent une philosophie assez similaire : privilégier le volume, la stabilité et le confort sur longue distance plutôt que la recherche de vitesse pure. La SC Trainer V3 se montre légèrement plus dynamique et versatile grâce à sa mousse FuelCell qui offre un rebond plus homogène. Elle gère également mieux les transitions d’allure et se montre plus à l’aise sur les sorties tempo modérées. De son côté, l’Endorphin Trainer mise sur un confort supérieur au chaussant et une stabilité encore plus marquée qui rassure les coureurs prudents. À tarif équivalent, le choix entre ces deux modèles relève surtout d’une question de ressenti personnel et de préférence de marque. Les deux remplissent correctement leur mission de chaussure d’entraînement fiable, sans pour autant atteindre l’excellence des leaders de la catégorie.
Notre verdict : une bonne chaussure qui manque d’évidence
La Saucony Endorphin Trainer est une chaussure de qualité qui remplit correctement son cahier des charges de base : elle offre du confort, de la protection et une durabilité exemplaire. Pour les sorties longues aux allures marathon et les footings tranquilles, elle fait le travail sans causer le moindre souci. Mais voilà, dans l’univers ultra concurrentiel des super trainers, faire le travail ne suffit plus. Il faut apporter quelque chose de plus, une étincelle qui donne envie de lacer ses chaussures avec impatience. Et c’est précisément ce qui manque à cette Trainer : elle n’offre aucune sensation forte, aucun plaisir de course qui la rendrait indispensable.
Le poids excessif bride ses ambitions de polyvalence et la cantonne à un usage spécifique : les gros volumes d’entraînement aux allures modérées pour les coureurs du milieu de peloton. Dans cette fenêtre étroite, elle se comporte honorablement. Sa stabilité rassure, son confort ne faiblit pas même après deux heures de course, et sa robustesse promet des centaines de kilomètres de loyaux services. Mais dès qu’on sort de cette zone de confort, la chaussure montre ses limites. Trop lourde pour les séances tempo, pas assez moelleuse pour la récupération pure, elle peine à justifier sa place dans une rotation bien pensée.
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Cette Endorphin Trainer trouvera son public chez les fidèles de la marque qui cherchent un complément stable et durable à leur Speed ou leur Pro pour gérer les gros volumes d’entraînement. Les coureurs visant un marathon entre 3h30 et 4h30 apprécieront sa protection et sa fiabilité sur les sorties longues. Mais pour la majorité des runners, il existe des options plus convaincantes en termes de polyvalence et de sensations. L’Adidas Boston 12, l’ASICS Superblast 2 ou même la New Balance SC Trainer offrent plus d’excitation et une plus grande amplitude d’utilisation pour un tarif similaire.
Au final, Saucony a créé une chaussure solide mais sans éclat. Elle fait partie de ces modèles corrects qu’on ne peut pas vraiment critiquer sur le fond, mais qui ne suscitent aucun enthousiasme particulier. Dans une rotation, elle peut avoir du sens comme outil spécialisé pour les très longues sorties. Mais si vous ne cherchez qu’une seule chaussure d’entraînement polyvalente, d’autres modèles vous apporteront plus de satisfaction au quotidien. L’Endorphin Trainer est une bonne élève qui manque de personnalité pour décrocher les félicitations. Elle remplit son rôle sans jamais vraiment briller, et c’est finalement ce manque d’âme qui la condamne à rester dans l’ombre de ses concurrentes plus inspirées. Pour une chaussure qui porte le nom prestigieux d’Endorphin, c’est un peu décevant.




