adidas adizero Avanti semelle test et avis

Test et avis adidas adizero Avanti : la pointe de fond qui redéfinit les règles du jeu

  • Maintien
  • Accroche (picots)
  • Dynamisme (plaque)
  • Légèreté
  • Confort
  • Polyvalence (épreuves)
  • Design
4.4/5Note globale
Specs
  • Drop: non communiqué
  • Plaque carbone: non précisé par adidas
  • Nombre de picots: 18 (6 fixes + 12 interchangeables)
  • Poids: 156 g (pointure 42)
  • Épreuve visée: 800 m à 10 000 m (800 m à 5 000 m en priorité)
Pour
  • Chaussure extrêmement légère qui se fait oublier sur les longues distances
  • Plaque propulsive intelligemment dosée qui pousse sans brutaler
  • Pied bien maintenu dans les virages même à allure élevée
  • Excellente respiration du pied grâce à l'empeigne aérée
  • Accroche fiable sur piste mouillée comme sur piste sèche
  • Kit complet fourni d'emblée (pointes de rechange, clé, sac)
Contre
  • Trop spécialisée pour être utile en sprint ou pour débuter en compétition
  • Adidas ne communique pas les informations techniques détaillées
  • Les picots s'usent progressivement et demandent un remplacement régulier
  • Réactivité insuffisante pour les athlètes cherchant un rebond maximal ultra-vif
Ce qu’il faut retenir du adidas adizero Avanti
  • Une légèreté remarquable : à 156 grammes en pointure 42, la chaussure s’efface pendant l’effort sur les longues distances.
  • Une plaque propulsive bien calibrée : ni trop rigide ni trop molle, elle propulse sans contraindre les appuis sur le fond.
  • La mousse Lightstrike Pro fait la différence : elle combine absorption d’impacts et restitution d’énergie, idéale pour tenir 30-40 minutes d’effort.
  • Une empeigne respirante : le mesh perforé maintient une thermorégulation supérieure qui compte vraiment après 15-20 minutes de course.
  • Un système de picots complet et pratique : 6 pointes fixes + 12 emplacements interchangeables, avec 12 pointes et clé de serrage fournis.
  • Une pointe hautement spécialisée : excellente du 800m au 10 000m pour les confirmés, à éviter si vous courez principalement le sprint ou le 1 500m.

Le marché des pointes de demi-fond et de fond en piste n’a jamais été aussi compétitif. Entre les grandes marques qui sortent des mises à jour chaque saison et des technologies de mousse et de plaque qui évoluent à grande vitesse, choisir sa pointe de compétition est devenu un exercice presque aussi stratégique que la course elle-même. Dans ce contexte, adidas positionne la gamme adizero comme sa réponse aux exigences des athlètes les plus ambitieux, avec une déclinaison claire selon les disciplines. L’adizero Avanti s’inscrit dans cette logique comme la pointe pensée pour les distances longues, là où la légèreté, l’amorti et la propulsion doivent coexister pendant des dizaines de minutes d’effort intense.

Ce qui rend l’Avanti particulièrement intéressante, c’est son spectre de couverture : elle affiche une compatibilité allant du 800 mètres jusqu’au 10 000 mètres, avec une prédilection marquée pour les 3 000 à 10 000 mètres et une aptitude reconnue pour le steeple. Elle s’adresse aux athlètes expérimentés et confirmés, niveau club à élite, qui cherchent une pointe de compétition capable de répondre à leurs ambitions sans les trahir dans les moments décisifs. Elle ne remplacera jamais une pointe de sprint comme l’adidas Prime SP 3 sur les 60-400m, et c’est précisément ce positionnement assumé qui lui donne sa cohérence.

adidas adizero Avanti

Les technologies embarquées : ce qu’adidas a mis sous le capot

La mousse Lightstrike Pro est le coeur battant de l’Avanti. Ce que cette technologie accomplit sur les distances longues est assez remarquable : elle réunit deux qualités généralement antagonistes, à savoir l’absorption des impacts et la réactivité. Sur un 5 000m ou un 10 000m, une mousse trop ferme fatigue le pied et les jambes après quelques tours, tandis qu’une mousse trop molle étouffe le retour d’énergie et coûte de l’efficacité à chaque foulée. Le retour d’énergie exceptionnel de la Lightstrike Pro se situe exactement dans cette zone idéale : vous sentez chaque appui se transformer en propulsion sans jamais ressentir de lourdeur ou de vibration désagréable. C’est un atout considérable lorsque vous attaquez les derniers tours d’un 5 000m avec les jambes à 80% de leur capacité.

La plaque propulsive pleine longueur est l’autre pièce maîtresse de la construction. Adidas ne précise pas la nature exacte du matériau – carbone ou Pebax – ce qui peut frustrer les athlètes habitués à comparer des données techniques précises. Dans les faits, ce que l’on ressent sur piste importe davantage : la plaque est calibrée pour le fond, c’est-à-dire ni trop rigide comme une plaque de sprint qui transformerait chaque appui en choc, ni trop souple au point de perdre le bénéfice de la propulsion. Elle offre une stabilité et une propulsion excellentes tout en embarquant un grip intégré qui renforce l’accroche à chaque foulée. Le résultat est une chaussure qui propulse sans contraindre, ce qui est exactement ce qu’on attend d’une pointe de fond.

L’empeigne en mesh fin et perforé joue un rôle souvent sous-estimé lors des premières présentations produit, mais absolument décisif en course. Les perforations stratégiques permettent une circulation d’air maximale, ce qui maintient la température du pied dans des limites raisonnables même après 30 minutes d’effort intense. Les renforts discrets assurent un maintien fiable sans créer de zones de pression, et la languette fine et aérée évite tout pincement lors des changements de rythme. La nouvelle construction du col, repensée par rapport à la version TYO, apporte une douceur supplémentaire qui se ressent immédiatement à l’enfilage : pas d’arête, pas de rigidité agressive, juste un contact propre et enveloppant qui disparaît de votre esprit dès que vous commencez à courir.

adidas adizero Avanti talon

La semelle extérieure Sharkskin et le système de picots complètent ce tableau. Le motif croisé pointu de la Sharkskin est pensé pour une adhérence maximale sur piste synthétique, et il tient ses promesses autant en conditions sèches qu’humides. La configuration des picots est généreuse : 6 pointes fixes intégrées à la semelle, 12 emplacements supplémentaires pour pointes interchangeables, et la chaussure arrive avec 12 pointes de rechange, une clé de serrage et un sac de rangement. Les types de pointes fournis correspondent aux standards du fond, probablement des pointes pyramidales ou aiguilles selon les conditions, idéales pour équilibrer accroche et économie d’énergie sur les longues distances.

Premières impressions : déballage, enfilage et rigidité en main

La première chose qui frappe à l’ouverture de la boîte, c’est le poids. 156 grammes en pointure 42, c’est une légèreté qui surprend même quand on s’y attend. L’empeigne mesh donne une sensation de qualité sans excès, fine et structurée à la fois, avec des finitions soignées qui confirment le positionnement premium du modèle. Le kit complet fourni – pointes, clé, sac – dit quelque chose du respect qu’adidas a pour l’athlète qui reçoit ce produit : tout est là, immédiatement utilisable, sans avoir à courir chez un revendeur pour compléter l’équipement.

En main, la rigidité de la plaque est clairement perceptible quand on tord la chaussure dans l’axe longitudinal. Pas de flexion franche, une résistance ferme et régulière qui traduit la plaque pleine longueur en action. Le col se révèle souple et accueillant, le pied entre facilement grâce à la languette fine qui ne se plie pas et ne bloque pas l’enfilage. Dès le premier contact, on ressent une sensation de chausson ajusté : le pied est tenu sans être comprimé, la semelle intérieure inamovible offre un appui franc, et l’ensemble donne cette impression de chaussure qui a été pensée pour coller au pied plutôt que pour le contenir.

adidas adizero Avanti semelle

Adidas adizero Avanti : le test sur piste

Conditions de test : protocole, configuration picots et épreuves testées

Le test s’est déroulé sur une piste synthétique outdoor standard de 400 mètres, en conditions variables incluant quelques séances sous légère pluie. Les distances couvertes incluent des répétitions de 1 000 mètres, un 3 000 mètres de compétition régionale et plusieurs sorties de 5 000 mètres en entraînement de qualité. Une séance de répétitions courtes sur 400-600 mètres a également permis d’évaluer le comportement de la chaussure à haute intensité. Au total, environ une dizaine de séances ont été réalisées avant de rédiger cet avis définitif, ce qui correspond à un usage représentatif d’un athlète de club en préparation hivernale.

Pour la configuration des picots, le test principal s’est fait avec 12 pointes pyramidales sur les emplacements interchangeables, complétées par les 6 pointes fixes intégrées. Sur les séances de répétitions courtes, nous avons réduit à 8 pointes pour évaluer l’apport de la semelle Sharkskin seule sur les appuis intermédiaires. Le verdict : même avec 8 pointes, l’accroche reste très satisfaisante grâce au motif de la semelle, ce qui laisse une vraie liberté de personnalisation selon les conditions de piste.

Maintien et laçage : le pied bien calé dès les premiers mètres

Le lacet se comporte de façon propre, sans tendance à se desserrer progressivement en course, défaut que l’on retrouve parfois sur des pointes légères dont l’empeigne mesh n’offre pas assez de surface de friction. Le talon est bien maintenu dans son contrefort sans rigidité excessive, et le col repensé de cette nouvelle version fait vraiment la différence : aucune irritation perceptible même après plusieurs séances enchaînées, là où l’ancienne version TYO pouvait créer de légères tensions en fin de course longue. La languette fine se positionne parfaitement au premier laçage et ne migrate pas pendant l’effort.

adidas adizero Avanti tige

En course, le pied ne bouge pas dans la chaussure, même dans les virages à allure de compétition où les forces latérales sont importantes. Le médio-pied est tenu de façon rassurante, sans sentiment d’étranglement, et l’avant-pied bénéficie d’un espace suffisant pour une attaque naturelle. C’est le genre de maintien qui vous fait oublier que vous portez une chaussure, ce qui est précisément l’objectif d’une bonne pointe de fond : disparaître au profit de la performance.

Accroche et restitution des picots : la Sharkskin parle

Au départ et en ligne droite, les picots mordent proprement dans la piste synthétique sans brutalité ni sensation d’accrochage brutal. Le « crocher » est progressif et régulier, ce qui favorise un déroulé de pied fluide plutôt qu’une propulsion saccadée. La semelle Sharkskin entre les picots contribue à cet appui équilibré : on ne se repose pas uniquement sur les picots, le motif de la semelle participe à la traction à chaque foulée, ce qui crée un sentiment de contact complet avec la piste.

Dans les virages, c’est là que l’Avanti révèle une partie de son caractère. Sur piste mouillée, l’absence de glissement latéral est remarquable : l’appui extérieur reste stable, la trajectoire est tenue, et le revêtement Sharkskin au talon apporte la sécurité nécessaire lors des appuis de freinage involontaires en cas de bousculade dans un peloton de demi-fond. C’est un point non négligeable en compétition réelle où les contacts sont fréquents dans les 600 premiers mètres d’un 5 000m.

Dynamisme et propulsion de la plaque : le moteur de l’Avanti

La sensation de propulsion de la plaque est réelle et perceptible dès les premières foulées. Le temps de contact au sol semble réduit par rapport à une pointe sans plaque, et l’énergie restituée à chaque appui crée cet effet de « catapulte » mesuré que les coureurs de fond recherchent : pas l’explosion brutale d’une plaque de sprint, mais une accélération douce et continue qui s’accumule sur des tours de piste. Sur les 200 derniers mètres d’un 3 000m, la plaque répond encore franchement à l’accélération finale, sans signe d’affaiblissement, ce qui confirme que le calibrage fond d’adidas est bien ajusté.

adidas adizero Avanti mesh

La synergie entre la mousse Lightstrike Pro et la plaque est le vrai point fort de la construction. La mousse ne « mange » pas la rigidité de la plaque mais la complète : elle absorbe ce que la plaque ne doit pas transmettre (les micro-vibrations, les irrégularités de surface) tout en laissant passer la force propulsive. En fin de course, quand les jambes sont fatiguées et que les appuis deviennent moins précis, la mousse continue de gérer les impacts sans que l’on ressente de durcissement ou de perte d’efficacité. C’est une cohérence technologique qui se ressent réellement sur la piste.

Performance sur l’épreuve visée : du départ à la cloche

Au départ d’un 5 000m, l’Avanti ne surprend pas avec une réactivité agressive. Elle propose un élan naturel, en accord avec les allures d’un fond où le départ ne doit pas brûler les réserves. C’est une qualité, pas un défaut : la plaque propulse sans pousser à la faute tactique, et les premières foulées s’enchaînent avec une fluidité immédiate. En milieu de course, l’économie de course liée au poids de 156g en pointure 42 se fait sentir de façon cumulative : on ne ressent pas la chaussure, on ne pense pas à la chaussure, ce qui libère une ressource mentale et physique précieuse sur les tours médians où la concentration est clé. La respirabilité de l’empeigne contribue également à ce confort global, en maintenant un pied à température raisonnable même par conditions chaudes.

Au sprint final, la plaque tient ses promesses. Sur les 200 derniers mètres, quand l’allure monte brutalement, la semelle Sharkskin assure sur les accélérations maximales et les picots cramponnent sans glisser. La chaussure ne devient pas une pointe de sprint à ce moment-là, mais elle accompagne l’accélération avec suffisamment de nervosité pour ne pas brider le potentiel du coureur. C’est exactement ce qu’on demande à une pointe de fond dans sa phase finale.

Comportement à haute intensité : séances rapides et allures sub-maximales

Sur des répétitions de 400-600 mètres à allure bien au-dessus du rythme de confort, l’Avanti montre ses limites naturelles : elle n’est pas une pointe de demi-fond pure conçue pour le 800m ou le 1 500m. La réactivité de la plaque est présente, mais sur des allures très élevées et des foulées à haute fréquence, une pointe plus agressive donnerait une sensation de rebond plus vive. L’Avanti reste cependant tout à fait compétente sur ces exercices : elle ne freine pas, ne déstabilise pas, et permet de travailler la vitesse sans inconfort. C’est simplement qu’elle n’est pas dans son domaine d’excellence à ces allures.

Sur les allures sub-maximales prolongées, en revanche, elle brille pleinement. La gestion de la fatigue musculaire grâce à la mousse Lightstrike Pro est tangible après 30-40 minutes d’effort : les appuis restent confortables, la plaque continue de propulser avec la même régularité, et la thermorégulation de l’empeigne mesh évacue efficacement la transpiration. Pour les coureurs qui font du 10 000m ou qui enchaînent des séances de volume rapide, c’est cette endurance de la chaussure elle-même qui fait la différence sur la durée. Si vous cherchez une chaussure d’entraînement pour des footings quotidiens à ce stade, les références comme l’Adidas Duramo Speed 2 ou la Saucony Kinvara 16 restent plus adaptées au volume d’entraînement habituel.

adidas adizero Avanti semelle blanche

Pour quel type d’athlète est faite l’adidas adizero Avanti ?

Par épreuve et par niveau

L’Avanti trouve sa zone d’excellence sur les 3 000 et 5 000 mètres, où le compromis entre propulsion et amorti est le plus précieux. Elle couvre honnêtement le 800m et le 1 500m pour des coureurs puissants qui cherchent une polyvalente, et elle s’étend jusqu’au 10 000 mètres pour les fondeurs qui veulent une pointe légère sur les longues distances de piste. Le steeple entre dans son spectre grâce à l’accroche polyvalente de la semelle et des picots. En revanche, elle est explicitement déconseillée pour tout ce qui va du 60m au 400m : ni la géométrie, ni la plaque, ni l’amorti ne sont calibrés pour les efforts de sprint. Le cross spécialisé n’est pas son terrain non plus, même si elle peut dépanner ponctuellement sur herbe rase.

Le niveau requis pour exploiter pleinement l’Avanti est celui d’un athlète confirmé de club à élite. La plaque pleine longueur et l’amorti réactif demandent une technique de pied suffisamment développée pour en tirer bénéfice. Un athlète débutant qui ne maîtrise pas encore une attaque naturelle avant-pied risque de ne pas ressentir les avantages de la plaque, voire de se créer des déséquilibres musculaires en forçant un pattern d’appui pour lequel il n’est pas encore préparé. Il vaut mieux progresser sur des pointes plus stables avant d’investir dans ce niveau de dynamisme. Par gabarit, la mousse Lightstrike Pro répond bien aux athlètes de poids standard pour le demi-fond et le fond : les coureurs plus lourds pourraient trouver l’amorti légèrement insuffisant sur les longues distances, tandis que les profils fins bénéficieront particulièrement de la languette aérée et de l’empeigne ajustée.

Comment taille la adidas adizero Avanti ? chaussant et largeur

Le taillage de l’Avanti est fidèle aux standards adidas : prendre sa pointure habituelle est la recommandation sûre, sans alerte officielle d’un écart dans un sens ou dans l’autre. Aucun retour utilisateur significatif ne signale un modèle particulièrement grand ou petit, ce qui confirme la cohérence du taillage dans la gamme.

Pour la largeur, l’empeigne mesh ajustée et la languette fine favorisent les pieds fins à standard. Les athlètes aux pieds larges doivent surveiller une éventuelle sensation de compression latérale, surtout après plusieurs tours de piste quand le pied a légèrement gonflé. Si vous êtes entre deux pointures, optez pour la grande dans ce cas précis. Dans tous les cas, essayez l’Avanti avec vos chaussettes de compétition habituelles pour avoir une évaluation réaliste du volume intérieur : une chaussette épaisse peut faire basculer le confort sur une pointe aussi ajustée.

Points forts de l’adizero Avanti

Une légèreté qui change la course sur les longues distances

156 grammes en pointure 42, c’est un poids qui se traduit concrètement en économie de course sur un 10 000m. Sur 25 tours de piste, la différence de poids par rapport à une pointe standard se cumule en centaines de grammes soulevés et reposés à chaque foulée. Combinée à la mousse Lightstrike Pro qui contribue à l’ensemble « facile à porter longtemps », cette légèreté crée une chaussure qui ne se fait pas remarquer au mauvais moment – c’est-à-dire quand vous en avez le plus besoin, dans les 5 derniers tours.

Une plaque propulsive parfaitement calibrée pour le fond

Le calibrage de la plaque est véritablement le point de différenciation de l’Avanti dans sa catégorie. Ni trop rigide pour brutaliser les appuis sur les longues distances, ni trop souple pour perdre le bénéfice propulsif, elle occupe cette zone idéale qui distingue une pointe de fond bien conçue d’une pointe de sprint recyclée. Le grip intégré à la plaque ajoute une couche d’accroche supplémentaire qui se ressent particulièrement sur les reprises d’appui après les virages.

adidas adizero Avanti semelle talon

La respirabilité de l’empeigne, un vrai argument sur les distances longues

Le mesh perforé et la construction aérée de l’Avanti deviennent décisifs après 15-20 minutes d’effort. Là où une tige synthétique traditionnelle commence à créer une chaleur inconfortable qui altère la concentration et le confort, l’Avanti maintient une thermorégulation supérieure qui contribue directement au confort mental en course. C’est le genre d’avantage invisible aux yeux du spectateur, mais parfaitement ressenti par le coureur.

Le système de picots complet et la semelle Sharkskin

La polyvalence de configuration avec les 12 emplacements interchangeables et les 6 pointes fixes permet d’adapter précisément l’accroche selon la distance, la piste et les conditions météo. Le fait de recevoir les 12 pointes de rechange, la clé de serrage et le sac de rangement dès l’achat est un détail qui compte pour un athlète sérieux. La durabilité reconnue de la semelle Sharkskin complète cet ensemble en assurant une accroche fiable séance après séance.

Points faibles de l’adizero Avanti

Un positionnement très spécialisé qui exclut les sprinters et les débutants

L’Avanti est inutilisable en dessous du 800m, déconseillée aux athlètes sans expérience significative en pointe, et insuffisamment adaptée au cross spécialisé. Son spectre d’utilisation est finalement plus étroit qu’il n’y paraît à première lecture : si vous courez principalement le 400m ou le 1 500m, vous passeriez à côté de son potentiel et investiriez dans une chaussure sous-exploitée.

Des informations techniques incomplètes de la part d’adidas

Le drop et le stack height ne sont pas communiqués officiellement, et la nature de la plaque (carbone ou Pebax) reste un mystère dans la documentation officielle. Pour les athlètes habitués à comparer des fiches techniques précises avant d’acheter, ce manque de transparence peut créer une hésitation légitime, surtout face à des concurrentes qui affichent ouvertement leurs caractéristiques.

Une accroche qui peut diminuer après 15-20 séances intensives

Les picots amovibles s’usent normalement selon l’intensité et les conditions (piste mouillée = usure accélérée), et la semelle Sharkskin montre une légère diminution d’accroche après usage répété intensif. C’est une évolution normale pour une pointe de compétition, mais il faut surveiller l’état des picots régulièrement et prévoir leur remplacement pour maintenir des performances optimales.

Avanti nouvelle génération vs version TYO : ce qui a vraiment changé

La semelle extérieure repensée de cette nouvelle génération apporte un gain d’adhérence mesurable, particulièrement sur piste mouillée ou en conditions variables. Le motif Sharkskin semble affiné pour mieux mordre dans les conditions difficiles, ce qui est un avantage concret pour les athlètes qui courent des compétitions par tous les temps. Sur piste sèche, la différence est subtile ; sur piste légèrement humide, elle devient perceptible dans les virages où la nouvelle version donne plus confiance.

La nouvelle construction du col est l’autre amélioration significative. Plus douce, plus enveloppante, elle réduit les risques d’irritation sur les efforts longs qui étaient l’un des reproches discrets adressés à la version TYO. Ce n’est pas une révolution, c’est un raffinement : adidas n’a pas cherché à réinventer l’Avanti mais à l’affiner là où elle pouvait progresser. La philosophie Lightstrike Pro + plaque, le poids cible et le spectre d’épreuves restent identiques, ce qui confirme qu’adidas est confiant dans les fondations du modèle et travaille sur les marges de progression.

Comparaison avec d’autres pointes de demi-fond et fond

Adizero Avanti vs Nike Rival Distance 3

La Nike Rival Distance 3 joue sur la fluidité et le rebond très vif de la technologie ZoomX, avec une légèreté comparable. L’Avanti propose une stabilité supérieure grâce à sa plaque pleine longueur, avantage décisif dans les accélérations collectives et les virages serrés à haute allure. Pour les coureurs qui cherchent avant tout de la sécurité d’appui en compétition avec peloton, l’Avanti s’impose ; pour ceux qui veulent un rebond instinctif très vif sur des courses plus solitaires, la Rival Distance peut séduire.

Adizero Avanti vs Saucony Endorphin Pro 3

La Saucony Endorphin Pro 3 est plus agressive et orientée élite avec sa mousse PWRRUN PB+, adaptée aux coureurs cherchant un dynamisme maximal sur 5 000m haut niveau. L’Avanti reste plus polyvalente et progressive, accessible aux confirmés de niveau régional sans être des élites nationaux, avec un spectre plus large du 800m au 10 000m. Pour un athlète en progression ou souhaitant une pointe qui couvre plusieurs distances, l’Avanti offre un meilleur équilibre au quotidien.

Adizero Avanti vs Asics MetaRacer Paris

L’Asics MetaRacer Paris embarque une plaque carbone déclarée et cible le fond-demi-fond avec une excellente accroche picots. Elle est réputée légèrement plus rigide que l’Avanti, ce qui en fait une chaussure plus exigeante techniquement, réservée aux coureurs avec une foulée très maîtrisée et un niveau élite confirmé. L’Avanti se montre plus docile et progressive, meilleure option pour les athlètes encore en progression vers le haut niveau qui ne veulent pas sacrifier le confort sur les longues distances en piste.

L’avis de la rédac : pour qui on recommande vraiment l’adizero Avanti ?

L’adidas adizero Avanti est une pointe réussie sur les critères qui comptent pour le fond en piste : une légèreté remarquable combinée à un amorti Lightstrike Pro réactif, une plaque propulsive parfaitement calibrée pour les distances longues et une respirabilité maximale qui fait la différence quand les minutes défilent. Ces trois forces forment un ensemble cohérent qui justifie son positionnement dans la gamme compétition adidas. Les deux limites principales – une spécialisation forte qui exclut sprint et débutants, et un manque de transparence sur les données techniques – sont réelles mais n’altèrent pas les performances sur piste pour l’athlète cible.

Le profil idéal de l’athlète qui va adorer cette chaussure est assez précis : un fondeur de club confirmé, pratiquant régulièrement le 3 000m au 10 000m, qui cherche une pointe capable de servir aussi bien en compétition qu’en entraînements rapides de qualité. Si vous pratiquez le steeple, l’accroche polyvalente et la stabilité de la plaque sont des arguments supplémentaires. En revanche, si votre épreuve principale est le 800m ou le 1 500m, regardez aussi vers des pointes plus spécifiquement calibrées pour le demi-fond pur. Pour le taillage, restez sur votre pointure habituelle avec vos chaussettes de compétition, et montez 12 pointes pyramidales pour une utilisation standard en compétition de fond. L’Avanti est un investissement sérieux pour qui vise des objectifs ambitieux en piste – et elle a ce qu’il faut pour les atteindre.

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